‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 60 sur 295 · AUX TRAVAILLEURS · texte numérisé non relu

AUX TRAVAILLEURS

CITOYEIVS,

La situatioa dcploralilc dans laqiiclh; la royauté dc'îchuo a laisse nos finances, la difTirullé où se trouve le Gouvernement provisoin; de la Uopnl)li({mï île faire face à toutes les dépenses du moment, font un devoir <à tout bon Citoyen de venir en aide au Gouvernement proclamé par le Peuple dans la journée mémorable du 24 février.

En conséquence, les Ouvriers de l'Imprimerie du citoyen L. Martinet, voulant donner ime idée de la confiance que la Classe Ouvri're a dans le Gouvernement, ont versé dans les caisses du Trésor le montant d'une journée d(! travail.

Puissiez-vous, CitoyensVîonfrères de tous les états, qui travaillez, suivre notre exemple, et porter chaciip votre olFrande au ïrésar.

Nul doute qu'un tel acte de dévouement ne trouve des imitateurs dans le comme.<e et jiarmi les riches, et ne racnènc ainsi la confiance indispensable à la prospérité di; tout Etat.

VIVE LA RÉPUBLIQUE

Signé : Les Ouvriers de l' Imprimerie L. Martinet.

Paris. — Impriin, de L. M.\mnF.T, rue Jacol), 30.

l'aris. — liiip. LA'.(jlll LT (:^, rue Soufilil, 11.

REPUBLIOrE FRANÇAISE

I^' rioiivcMnonicnt provisoire invite MM. les Maires à faire lire ;"i liaule voix, au sou tlu tambour, la proclainaliou du (loiivc i uenient.

Le 25 février 18i8.

LOUIS BLANC

^â-Lt^J ^^/Ui*-,

GARNIER-PAGÈS

Maire de Paris.

Imprimerie du Gouvernement. 85 Février 1848.

• Quoique datée du î5 f.'vrier, nous donnons cette afflche à l.i date du 26 , jour où elle fut distribuée dans les départenii'nls. {Hùte des éditeurs.)

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LIBERTÉ , ÉGALlTr: , FRATERNITÉ.

T,e Di'lt'-gui'' de la PirpuMique au (l([)arteinent de la police doiuie l'ordre de n't:il)iir sur tous les nionunienls puhlirs la l)(;vise de la U<j)ul)li([ue :

Liberté, Egalité, Fraternité.

Les Concierges des divers monuments sont chargés de requérir immédiatement tous ouvriers à cet efleL

Vu et approuve par le Dclé'/ué delà République au département de la Police,

CAU.'^.'^iniKRE.

BoicQLis. Imp. (le la Préfecluro d.; Pulic^?, nie de la Sainto-Chap.lle, 5 — Varis 184S.

Le Préfet du Rhône à ses coneîtoyeiîs.

Les prantls pouvoirs do l'Ktat sont occupes, en ce moment, à régler les queslinns qui toiiclicnl à la jiolilique du pays; toutes les luttes qui pourraient sV-icver u'indut'raient j)oinl sur le résultat, et ne pourraient causer que des malheurs inutiles.

La population lyonnaise l'a compris, et une dépulation de citoyens, décidée à maintenir l'ordre, est venue m'od'rir son concours ; je l'ai accepté avec empressement ; et, pour donner à cette force civique un caractère légal, j'ai transmis an gouvernement le \an que les citoyens m'ont exprimé, celui du rétablissement de la garde nationale.

Lyon,* 85 fA>Tier.

Le Préfet du Rhône ,

A. CHAPER.

* Quoique datée du 25, cette proclamation ne fut afficliée que le 26.

Chanoine, Imprimeur de la Préfecture, place de la Charité.

Nous, premier adjoint faisant fonctions de maire;

Considérant que d'après les dépêches télégi'aphiques arrivées aujourd'hui de Paris, et à nous connu Mnic|uées par M, le Préfet Chaper, un gouvernement réj)ul)licain aurait <'lé proclamé à Paris;

Considérant que M. le Préfet du Rhône, refusant de prêter son concours à ce gouvernement nouveau, mais ne voulant toutefois pas, par une résistance active, amener une guerre civile ou une collision à main armée dans la ville, résigne immédiatement ses fonctions ;

Considérant que la retraite de M. le Préfet rend toute résistance de l'administration municipale inutile, sans Lut, et seulement dangereuse pour l'ordre public ;

Considérant toiitcfois. que l'administration municipale ne saurait, sans manquer à tous ses devoirs . donner le moindre concours au gouvernement républicain ;

Considérant que les manifestations populaires qui se sont produites dans la soirée de ce jour, sont menaçantes pour la Iraiiquillité publique et pour la propriété, cl ({u'elles ne pourraient être repoussées sans ellusion de sang;

Considérant que notre premier devoir est de maintenir, autant que possible In tranquillité et l'ordre dans la grande cité <lont l'administration nous avait été confiée ;

Vu r.ws «^mis par tous nos coIK^uts MM. les adjoints . qui r<''sigiirnt en nos mains h'urs roiiclions ;

\u II' conseiUcnieul (louué par M. Lafoiesl, conseiller municipal, de remplir les fondions dt* maire provisoire ;

Dtilarons renoncer aux fondions de maire de L\*on <lont nous étions chargé comme premier adjoint, depuis la ujort de M. Terme,

Et déléguons , autant cpie besoin est , et autant tpic nous pouvons en avoir le droit, l'excrc ice pro\isoire des fonctions de maire de Lyon à M. Laforest, conseiller municipal.

CLÉMK.NT REYRE.

liiiprim. de la Mairie.

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