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LE SYNDICAT DE LA BOULANGERIE AUX BOULANGERS DE PARIS

ClIERS CONFRÈUES,

Hier, à midi el demi, nous avons é\.c admis, à l'Hôlcl-dc- Ville;, devant M. Lamarliiic cl le (louvcnuini iil provisoire, cl nous avons dit :

« Nous venons protester du dévouement de la boulangerie pour la cause du peuple français et la séenrilc de la cité.

0 Aous aHirmons que la consommation de Paris est assurée pour trente-trois jours.

<> Les boulangers ont :

0 En dépôt aux greniers d'abondance 2/|,500 sacs de farine.

« Chez eux en magasin 40,000 —

u Par la boulangerie 6/l,500 —

« 11 y a à la halle, appartenant au commerce . . . 1 5,500 —

« En tout 80,500 sacs de farine.

" A '2.f|00 sacs de fabrication par jour, c'est donc 3S jours de pain.

« Mais pour que le pain ne manque nulle part, nous demandons aide et protection :

« Pour le libre service du pain dans tout Paris ;

" Pour la lilire circidation des farines;

" Pour le transport du bois nécessaire au chauffage des fours;

« Pour les bras de tous nos travailleurs.

« Nous le demandons avec la plus vive instance, car :

" 11 existe dans les magasins à domicile des difl'ércnces extrêmes;

' Tel boulanger a chez lui pour un mois de farines;

« Tel autre n'en a pas pour deux jours.

« 11 en est de même du bois.

« 11 faut donc que. sans jierdre une heure, on avise à mclti'e sur tous les points les ressources au niveau des besoins. »

Voilà ce que nous avons dit.

M. Lamartine nous a tout promis ; les heureux résultats de sa promesse se produisent partout.

Nous avons eu ordre d'attendre, et bientôt on nous a communiqué le texte des instructions données aux élèves de l'Ecoh; polytechnique :

De veiller à l'exécution de tous arrêtés relatifs aux subsistances;

T)<' proléger les approvisioinicments de la boulangerie,

De faire pratiquer aux barricades l'ouverture nécessaire pour la libre circulalion et l'arrivée aux boulangeries des farines el du bois;

A trois heures, nous quittions l'IIôtel-de-Ville, emportant l'espérance que les efforts de la boulangerie seraient encouragés et soutenus,

— Ktl —

En mc-mr temps, il nous était prescrit de coinimuiiqucr avec le ministre ilii commerce el de recevoir les ordies ullcrieiirs ;

C'esl à M. Dellimont (|u'est dcvolu ce dcparlement. 11 est charf^é de toutes 1rs mesures pour assurer le service des subsistances et de l'aire tenir libres les fjrandes artères qui envoient ;'i la ca|)ilale ses aj)provisionnenients.

L« ministre nous a entendus hier soir a\ec M. l'inspecteur-général des halles et marches, et nous avons mission de nous concerter avec ce dernier au sujet de tout ce ([ui concerne le ser\ice île la boulangerie.

l.t's électeurs de vos quartiers vont se j)réseuter à vous avec une liste sur laquelle, sans perdre un moment, vous indiquerez :

« 1^ Combien vous avez de sacs en magasin, et combien vous en cuisez par >inj;t-qnatre heures;

2° Quel est votre approvisionnement en bois aussi par vingt-quatre heures ;

3° Oucllrs diflicultés vous pouvez éprouver en ce moment, au sujet du manque «le lariiie ou du manque de bois.

11 nous faut au plus tôt ces indications complètes pour remédier partout aux incon\t'in'ens possibles.

Pour (|ue les vides de la fabrication de chaque jour se remplissent au plus tôt, hatez-vous d'écrire aux meuniers et marchands a\ec qui vous avez des marchés de faits ou en cours d'exécution, qu'ils pressent leins arrivages tant qu'ils pourront, autant qui- possible, jar petites charga et petites voitures.

Dites-leur de vous expédier à domicile si vous entrevoyez que les abords soient possibles jusqu'à vous.

Aulreiu<'nt. qu'ils vous expédient à une barrière désignée, et vous avertissent aus.^ilol des départs de transports pour permettre d'aviser à leur réception provisoire aux barrières.

Tout ce que noijs vous avons dit de nos démarches d'hier et des ordres si précieux de l'autorité pour la protection accordéeaux arrivages et à la boidangerie, est en grande partie confirmé par les feuilles de ce malin.

Que vos meuniers et marchands sachent donc que la boulangerie de Paris ne cessera de justifier leur confiance ; la sécurit»' des transactions est assurée connue par le passé : ainsi donc, pour nous tous, toujours confiance, union cl courage.

A vous tout notre fraternel dévouement.

Paris, samedi 26 tévricr 1848.

MENUEL. DARD aîné, HERCER , TRÉ-^OADEAL , Cil. PEGULUT.

Citoyens,

Un comilr de subsistances est institué. La cité de Lyon peut être assiirôo qn'il iiplira son tlevoir avec tonte l'énergie et la sollicitude qu'exigent ces iufpor-

rem

tantes fonctions

Lyon, Hôlel-de-ViUe, 26 février 1848.

Les membres du Comité de subsistances :

EUANT, BENOIT, SEZANNE, BLANC, GRINAND, C. GERY, E. LAFOREST, AGROZ, Auguste MORLON.

Imp. Mongin-Rusand , halles de la Grcnelte.

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