A LA GARDE NATIONALE
Citojens et Ccamarades,
Les Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs sont dissoutes.
Chacune d'elles possède une Caisse, résultat de la cotisation mensuelle de chaque Membre.
La réunion de ces fonds formerait une somme considérable que nous vous proposons d(^ mettre entre les mains du Gouvernement , afin de l'aider dans les circonstances difficiles où il se trouve.
Nous invitons les Capitaines de Grenadiers et de Voltigeurs à donner avis de cette mesure à leurs Compagnies , et nous sommes certains d'avance de leur unanime approbation.
Les Citoyens,
Cil. LÉPICIEU, Sergent de Voltigeurs, 5'"'' légion; PKRÏIUJIT, Voltigeur, 5'"' légion; A. FOUTKAl , Voltigeur, ô"^'^ légion; CIIKVUIKU, GnMiadier, 5"'^ légion :
DEL\F()1NTAIM<: (hvnadiei-, .V" h'gion; CALAME, 5'"^^ légion
Imp. ceu. de Najiol' on CInix et Coai|i., rue l>ergère, S, près !e boulcrart Jl^niraarire.
Marseille , 20 mars 1848.
Sous un système d'Égalité et de Fraternité , je ■viens d'acquérir la conviction que tous les hommes n'étaient point égaux.
La nature m'a. donné des sisntiments généreux , un patriotisme éleré et un cœur grand , mais une petite taille.
Je croyais qu'on mesurait les hommes à leur valeur personnelle, et non point au plus ou moins de centimètres de leur stature.
Cependant je faisais partie, comme garde national, d'une compagnie improvisée, et voilà qu'aujourd'hui je suis, de par ordre supérieur, destitué de mon emploi de simple soldat... à cause de ma petite taille.
Comme je ne suis pas le seul à être petit, et que beaucoup de parias de mon espèce doivent se trouver à Marseille , je propose à tous ceux dont la stature est exiguë de se trouver dimanche prochain, 26 du courant, à dix heures du matin, à la plaine St-Michel, en face du campement militaire, pour organiser une compagnie. Nous prouverons à tout le monde que si lanaliUi: ■: it de petits hommes, les petits hommes peuvent faire de grandes choses. La République trouvera en nous de zélés défenseurs.
Vive la République. H. GUIRAND,
rue Guirlande , 20.
Le 26 mars 1848, à dix heures, à la plaine St-Michel, se réunirent les hommes de petite taille, pour l'organisation définitive d'une compagnie de petits honûmes. FûtV le Progrès social, des 22 et 23 mars 1848.
Aux ouvriers des akliers nalioDaux.
Frères,
La vertu du Peuple est la reconnaissance.
Le Peuple après la victoire veut j)rouver que l'égoisme seul engendre l'ingratitude, et qu'il sait récompenser le dévouement à sa cause.
Nous recommandons à vos suffrages deux Citoyens amis intelligents des classes laborieuses; leur paosé est un gage assuré, une espérance pour l'avenir.
Qui de vous. Citoyens, ne connaît le PETIT MANTEAU BLEU, c'est le nom que nous avons donné au Citoyen Champion , à cet homme charitable qui, depuis 40 ans, dépense au profit de ceux qui souffrent une fortuue que son travail seul lui a acquise.
Que vous dire de sa vie? elle s'est passée au grand jour, dans la rue, au milieu de vous.
Et notre bon et excellent Directeur, le Citoyen Emile Thomas. Donnons-lui une preuve de notre leconnj.issance pour son ardent amour de l'humanité et pour les soins éclairés dont il nous entoure.
Frères, mettons en évidence de tels hommes; le bien qu'ils font sera contagieux. Leurs nobles exemples seront suivis.
Salut et fraternité, David, Memer, Fournier, Robert, Duneuf (Germain), Levy , Grard, Falaise, Jouanneau, Hubert.
CLOÎ DE LA
LIBERTÉ DU TRAVill,
Bûulcvarl et Bazar Uonne-NouvclJe, Salte du fond au deuxième.