‹ Les murailles révolutionnairesChapitre 26 sur 236 · PARIS ET DES DEPARTEMEMS · texte numérisé non relu

PARIS ET DES DEPARTEMEMS

Au nom de la France entière, si noblement vengée dans l'Océanie de rinsultc 1 faite à notre drapeau, vous voudrez tous donner votre vote à l'amiral du Pelit- Thouars. Vous le savez tous, Pomaré, reine de Taïti , s'élait placée sous le protectorat et le drapoau de la France. Mais séduite par les perfides conseils de Pritchard, consul anglais, elle reçut de lui un autre drapeau au nom de la reine d'Anglottrre , et fil abattre le drapeau français. Mais Tamiral du l»etit-Thouars veillait à l'honneur national; aussi à la face ot au dépit des forces anglaises, la conquête de Taïli fut la juste punition de Pomaré.

Un gouvernement national aurait appliqué la devise : /ftix grands hommes , h Pairie reconnaissante ! Mais ô honte ! Le brave amiral a été lâchement désavoué et rappelé par le gouvernement de Louis-Philippe , tremblant devant l'Angleterre. Pomaré a été rétablie dans son autorité. Pritchard , cause de la mort des marins et des soldats français, a été indemnisé par l'or français voté par d'indignes députés. Toute la France a ressenti au cœur et au front ce sanglant outrage, et ce n'a pas été une des moindres causes de la chute de la dynastie d'Orléans.

Que la capitale de la France, par un vote unanime, répudie énergiquement la politique de. ce honteux juste-milieu, valet des Anglais et de l'apolliicairô Pritchard. Que ce soit une solennelle protestation nationale contre le désaveu de l'amiral , contre le droit de visite concédé à l'Angleterre , contre l'abaissement de notre marine.

Réparation et honneur à du Petit-Thouars. Il est du sang de celui dont Aboukir , aux temps de la première République, a vu le glorieux trépas. [Pour leur \ pays ils meurent, ma^s ils ne se rendent pas.)

Si un seul électeur à Paris rejetait le nom de du Petit-Thouars , son vote serait nul, car ce serait sans doute quelque Anglais fourvoyé parmi nous. |

Aussi l'illustre candidat que recommandent en outre quarante-quatre années ; d'honorables services, a été dans tous les clubs accueilli avec des acclamations i telles qu'elles semblent le cri de la France entière soulevant sa poitrine si long- j temps oppressée : Jamais en France, jamais rAn(j'a>s ne réijnera! j

Citoyens, si à 4,000 lieues de notre pays, l'a «irai du Petit-Thouars a su si -| bien représenter la France, que ne fera-t-il pas à Paris même, pour relever et | soutenir haut et ferme la gloire nationale. I

France! 0 ma patrie ! Reine des Nations, reprends ton sceptre et confie à du Petit-Thouars l'honneur de ton pavillon.

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