A TOUS
Frères,
Nous sommes tous citoyens : nos volontés font la loi du pays, nos droits sont des devoirs.
Les élections nous pressent. Veillons et agissons.
Comme électeurs, comme gardes nationaux, soyons tous à notre poste.
Que l'intrigue qui s'agite au service d'un passé impossible ou d'un avenir antinational, que l'ambition égoïste, que le faux patriotisme viennent éjhoucr devant nos volontés unies.
A l'heure où nous sommes, aucun choix n'est indifférent; pour l'édifice à construire tous les matériaux doivent être sains.
Point de tiédeur; dans les clubs, dans les cercles, dans les réunions de gardes nationaux, dansles ateliers, dans nos familles, partout enfin renseignons-nous.
Interrogeons les candidats, discutons les titres, n'hésitons pas à repousser les candidatures suspectes ; que nos suffrages, sévèrement réiléchis, ne s arrêtent que sur des hommes sympathiques, résolus, animés du vrai sentiment républicain.
Songez-y bien! Garde nationale, Municipalité, Assemblée constituante, tout cela est solidaire pour la grandeur et le salut de la patrie
Patriotes éprouvés dans la lutte, patriotes éprouvés pai %u.^ .. u>iv^. vos htiiS sont glorieux et authentiques.
Ouvriers, révélez-vous à ceux qui vous ignorenj: !
Votre dévouement à la patrie, votre droiture de jugomen». et de occur p.us précieuse que l'éloquence, sont des gages pour compter au nombre des élus de la République.