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L'ÉCOLE ANGLAISE

RICHARD WILSON. — RAMSAY. — REYNOLDS. — ROMNEY. — REECHEY. — RAERURN. — HOPPNER. — JOHN RUSSELL. — OPIE. — MORLAND. — LAWRENCE. — CONSTARLE. — TURNER. — MULREADY. — RONINGTON.

HiN Angleterre, au xvie siècle, c'est Hans Holbein qui règne, et au xvne siècle, c'est Van Dyck. Puis les influences de Hollande, de France, d'Italie, vont s'ajouter, et l'école anglaise se fera à la suite d'Hogarth, qui naît en 1697. Mais nous n'avons rien de lui au Louvre, non plus que de Gainsborough, de John Crome. Nous

possédons un portrait d'enfant de Reynolds (1723-1792), Masler Hare, tout à fait expressif de la manière du maître portraitiste.

Pour lés autres, sauf Lawrence, Constable, Bonington, dont on peut avoir un aperçu, ils ne sont ici que par de brèves indications.

Le premier artiste, en date, dont nous possédions une œuvre est le paysagiste Richard Wilson (1714-1782), mais cette œuvre n'est pas très caractéristique.

Vient ensuite Allan Ramsay (1713-1784), avec un portrait de Charlotte -Sophie de Mecklembourg-Strelitz, princesse de Galles et reine d'Angleterre, un portrait officiel, triste comme il convient, malgré que ce soit aussi le portrait d'une belle robe blanche et brodée d'or. Romney (1734-1802) qui a fait de si légers et gracieux portraits de femmes, n'a qu'un portrait d'homme, d'une bonne tenue. De William Beechey (1753-1839), un double portrait: Frère et Sœur, deux enfants, le petit garçon vêtu de velours sombre, la petite fille en blanc. Henry Raeburn (1756-1823) est mieux vu par deux toiles. L'une est le solide Portrait d'an Invalide de la Marine, un ample visage rouge, couperosé, coiffé d'une perruque; l'autre est le portrait d' FJannah More, peinture savamment effleurée, qui met en scène une femme au visage irrégulier, énergique, coiffée d'un bonnet à rubans, vêtue de blanc, de ce blanc léger qui revient si souvent dans la peinture anglaise.

Raeburn.

Hannali More.

Voici encore ce blanc dans le portrait de la Comtesse d'Oxford, en robe blanche,* avec un collier rouge, peint par Hoppner ( 1758- 1810); dans le portrait de l'Enfant aux cerises, de John Russell (1745-1806), gracieux peintre de l'enfance; dans la Femme en blanc,, de John Opie (1761-1807), assise dans un paysage où brillent les eaux d'un étang. De Georges

Hoppner.

P'ioio Giraudon.

Comtesse d'Oxford.

Morland (1763-

1804), nous avons la Halte, où se trouvent réunis nombre d'éléments de la manière de l'artiste : le cabaret, un homme sur un cheval blanc, une servante, un savetier dans son échoppe, des chiens de chasse ; au total, un bon petit tableau, analogue aux petits flamands et aux petits hollandais, mais avec un indiscutable accent anglais.

De Thomas Lawrence (1769-1830), qui fut le dernier des portraitistes du xvme siècle, il y a au Louvre deux œuvres. L'une est le

Photo Giraudoii.

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