‹ Les musées royaux de Berlin: Guide pour visiter les galeries et lesChapitre 134 sur 185 · LB NOUVEAU MU8SB: I.A COLLECTION DBS PLATRB · texte numérisé non relu

LB NOUVEAU MU8SB: I.A COLLECTION DBS PLATRB

(Paris). 119. Hercule au berceau (Vienne). 122. Vénus par Thorwaldsen (Copenhague). 123. L'Espérance par Thorwaldsen. (L'original est à Tegel.) 124. De Bosio, garçon couché. (L'original est à Paris.) 125 — 129. Naïades, reliefs de la Fontaine -des -Innocents à Paris, par Jean Goujon. 130. *Le bouclier d'Achille par Flaxmann (Londres). 136. Sauvetage du déluge, groupe exécuté par le sculpteur belge van Kessels.

La porte de sortie reconduit à la cage de l'escalier, dont l'ornementation architectonique ainsi que les sculptures qui y sont disposées, ont été décrites plus haut (voyez le § 57).

Avant de monter un des escaliers latéraux pour arriver à l'étage supérieur où nous admirerons les peintures murales de la cage exécutées par Kaulbach, nous visiterons encore la cour grecque.

La cour grecque.

On y arrive par la porche de la cage de l'escalier à l'étage inférieur, à gauche du grand escalier du milieu.

Une frise, haute de près de 5 pieds, et longue de 200 pieds représentant la destruction de Pompéies par la force des éléments de la nature et exécutée par Schievelbein , s'étend sur les quatre murs au-dessus de la moulure qui marque l'étage supérieur du Musée. Elle commence au milieu de la muraille courte et se développe des deux côtés sur les murailles longues.

Muraille du milieu. Pluton, Dieu des enfers, assis sur le cratère du Vésuve, ordonne aux géants vomis par le volcan de détruire la ville par des torrents de lave et par des blocs de rocher. — Les vents déchaînés s'élancent en fureur, le soleil et la lune s'enfuient et voilent leurs rayons, la nuit couvre la terre.

Muraille à droite. Le chasseur retourne à la maison; le berger accourt à la ville pour sauver son troupeau, mais la sentinelle placée à la porte lui fait comprendre qu'il s'expose en voulant entrer dans la ville, à un plus grand danger encore.

LA COUK ORKGQUB. 167

Les prêtres et les servants s'enfuient du temple d'Isis, emportant les vases sacrés. — Un prêtre gît devant la statae dlsis, écrasé par une colonne au moment où il bénit un mariage; les hôtes de la noce implorent vainement la protection de la divinité; le fiancé tombe, écrasé, entre les bras de sa fiancée en pleurs. Les taureaux destinés au sacrifice s'effarouchent et menacent des vieillards qui sont sauvés par un gar- ^n. — Des fuyards à cheval augmentent le tumulte ; une procession de Chrétiens pleins de confiance dans leur Dieu, se rend à travers ce tumulte vers la plage; elle conserve son calme, chante des cantiques et est précédée par le pasteur qui porte la croix du Christ; un prosélyte, vaincu par l'impression que fait sur lui la confiance des Chrétiens, se joint à la procession. Des gens, emportant ce qu'ils ont pu sauver, attendent au rivage l'arrivée d'un navire.

Muraille à gauche. Une jeune fille revient, la cruche vide, de la fontaine tarie, signe de l'éruption imminente du Yé* fiuve. Orgie continuelle dans la maison de Diomède. — On emporte un blessé. — Le peuple en angoisses sort de la porte de l'arène; les gladiateurs et les animaux, que ceux-là auraient dû combattre, se délivrent de force, entraînent tout ce qui leur barre le chemin et répandent la terreur. — Une famille avec leurs hardes sur un chariot traîné par des taureaux. — Des fuyards sont recueillis par les voisins charitables, dont les maisons sont restées intactes; ils sont indemnisés de leurs pertes par la terre, qui produit continuellement des fruits et répand de nouveaux dons.

Sculptures. Les sculptures disposées soit aux murailles, soit au milieu de la cour appartiennent en partie à l'art antique, en partie à l'art du moyen-âge. Parmi les premières il faut notamment compter les imitations artificielles des bronzes antiques*, une Nymphe de l'institut de Soyer et Inge à Paris, un Mercure, une Vénus, un Faune jouant de la flûte par Kampmann, fondus dans la fonderie de l'institut royal des arts et métiers.

Les imitations des objets d'art du moyen -âge sont toutes

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des moules de plâtre en grande partie d'ornements architectoniques, quelques-unes en sont des moules de sculptures. Nous en citons:

56 — 59. Reliefs et consoles de Téglise de St.-Hichel à HildesheiuL 68 — 113. Détails architectoniques d'églises françaises, et notamment des églises à Chartres, de Notre Dame à Paris, de la Ste.- Chapelle à Paris etc. 114. Marie et TEnfant (de la cathédrale de Chartres). 129 — 135. Rosettes et reliefs de Heilsbronn. 157 — 214. Reliefs architectoniques de la cathédrale de Cologne, en partie des figures fantastiques, en partie des consoles. 272. Solives de Heilsbronn. 281. 282. Con* soles de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. 288. Le Christ eu croix de la cathédrale de St. -Etienne à Vienne. 289. Le Christ au jardin des oliviers, relief de l'église de St.-Sébaldu» à Nuremberg. 290. Chapiteau du Panthéon à Rome.

Nous remontons à présent les escaliers de la cage pour y examiner

Les peintures murales de Kanlbach.

Ainsi que la cage de l'escalier elle-même forme, pour ainsi dire, la clef de voûte de tout l'organisme architectonique de l'édifice et celle de toutes les parties des objets d'art y réunis qui montrent dans leur ensemble la marche du développement artistique de tous les peuples civilisés depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours: — de même les peintures murales de la cage de l'escalier représentent, conformément à cette idée, les principales phases de la marche historique de la civilisation des hommes. — Ces peintures sont divisées en quatre cycles, qui se suppléent mutuellement. Le premier cycle embrasse les six grands tableaux principaux; le deuxième: les seize tableaux intermédiaires; le trosième: les arabesques des pilastres et les petites frises intermédiaires; le quatrième: la longue frise. Tout est exécuté en style symbole -historique.

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