LB8 ÉCOLES HOLLANDAISES ET ALLEMANDES
par ses élèves une grande influence durable sur la peinture de toute Tépoque, influence que subissent aussi les Espagnols. Tout en gardant son indépendance, Rembrandt, peintre un peu plus jeune, suit le chemin frayé par Eubens. En traitant les si\jets d'une manière capricieusement drastique qui très souvent devient grotesque et manque de beauté, il sait, par son économie dans les contrastes des effets de lumière et d'ombre produire une vigueur du coloris qui est restée unique. C'est avant tout l'effet harmonique de l'ensemble dans ses tableaux qui produit souvent une impression imposante. Les deux maîtres cultivent la peinture religieuse mais aussi celle de genre et de portraits, et c'est surtout la peinture de portraits qui par leurs élèves et en première ligne par le meilleur élève de Rubens, van Dyk, est portée à un degré de perfection inconnue avant lui.
Pour ce qui est des sujets, les paysages, le genre et le portrait gagnent de plus en plus d'importance, mais on s'occupe aussi des bestiaux et de la vie intérieure; c'est notamment ce dernier genre de peinture qui se place en avant vers la fin de l'époque de splendeur. Vers la moitié du 18* siècle une décadence sensible commence à se montrer; la magie et la vigueur de coloris se perdent, les sujets sont moins importants et l'exécution manque d'âme.
Les peintres allemands, dont le nombre diminue beaucoup, suivent au 1 V siècle en général les tendances des Hollandais, surtout dans la peinture de genre et de paysages.