‹ Les Mutilations Ne Sont Pas HéréditairesChapitre 6 sur 14 · J 5 # LU · texte numérisé non relu

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on a es Hérédité des nd + URLS biologistés à leur tour ont montré à que es. mutilations n'étaient pas héréditaires. Ils-ont: donné D comme exemple l'hymen qui. existe toujours! chez | la femme, et surtout les mutilations ethniques.

En effet, si les mutilations étaient héréditaires, ou

+ Hes pratiquées chez tous-les sujets durant des si. 7 cles chez bien des peuples, se seraient transmises |

par hérédité. Or, il n'en a jamais été ainsi. EL extir- |

pation des incisives, les trous de la lèvre, du mez, des. oreilles, -ont dû être constamment pratiquées Che ñ A: : tous les descendants. De mêrne des diverses défor Me

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mations du crâne pratiquées longtemps et d’une façon constante chez plusieurs peuples, n’ont jamais été héréditaires. - L'exemple le plus souvent invoqué est celui de ‘à circoncision pratiquée d’une façon rituélique chez fe s juifs et les rusulmans. Or, elle ne s’est point transmise par hérédité, Après des siècles de cette pratique, les juifs divent toujours circoncire les srépuces. Que les mutilations ne soient pas régulièrement héréditaires le fait ést évident. Mais quelques biologistes néo- Lamarckiens, comme CopE dans

ses Facteurs primaires de l'Evolution organique,

croient qu'exceptionnellement les mutilations sont

héréditaires. Il en cite six exemples chez les ani-

maux et chez l'homme : œil crevé avant donné une

microphtalmie, aux descendants, une blessure du {

petit doigt ayant produit une déformation en cro-

chet qui fut transmise à une fille, une fracture des genoux survenue au moment d’une grossesse, et s'étant consolidée avec angle, déformation qui reparut chez l'enfant.

Ces faits sont extrêmement rares. On est en droit d'admettre une coïncidence

Reprenons la non-hérédité de la cireoncision.

Quelques observateurs ont noté que, par exception, quelques enfants juifs naissaient avec des prépuces courts.

En 1885, Broci rapporte que deux opérateurs de Paris, ayant pratiqué la circoncision sur 4.709 enfants trouvèrent, en deux cas sur 100 des nou-

veau-nés juifs, un prépuce rudimentaire, laissant le gland à découvert, presque nul au niveau du frein et s'étendant en croissant de lune vers la partie supé-

rieure. Dans des cas plus rares, 1 pour 500, ils cons-

tatèrent l'absence complète de prépuce.

Dans le travail qu'il consacra en 1910 à l’hérédité des caractères acquis, SEMON rapporte des cas analogues. Parmi des centaines d'enfants sur lesquels il pratiqua la circoncision, le Docteur WKer-

BACH rencontra, assez fréquemment, des prépuces

rudimentaires, jantais leur absence complète. Le Docteur ZirrER de Budapest, sur 550 circoncisions qu'il fut appelé à pratiquer, a rencontré deux cas d'absence totale du prépuce, et 18 fois un prépuce très peu développé soit avec ouverture assez large, pour qu'on pût décalotter facilement le gland, soit qu'il ne fût représenté que par deux languettes latérales.

Cette malformation ne se rencontre d’ailleurs pas seulement dans la race irsaélite, car d’après le Docteur SCHWEINFURTH, on l’observe assez fréquemment chez les mâhométans d'Egypte soumis à ja circoncision. Îl existe même, en langue arabe, un vocable pour désigner cette anomalie : « Tohur-el-

-melâika » ou circoncision 6pérée par les anges. Les

Juifs croient par tradition qu'il s’agit d’une manifestation d’une faveur divine et d’après la légende musulmane les trois grands prophètes Moïse, le Christ et Mahomet, auraient présenté cette cir-

concision congénitale.

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