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Elle comprend :
Des membres participantes appelées « à bénéficier de tous les avantages de l'association en échange du paiement régulier de leur cotisation » ;
Des membres bienfaiteurs et des membres honoraires qui par leurs subsides permettent à l’association d'atteindre son véritable but de bienfaisance et de charité ;
Des dames patronesses ou inspectrices, véritables chevilles ouvrières de l'édifice mutualiste ; nous les verrons en effet prodiguer en toute occasion leur temps et leurs conseils, quelquefois leurs soins, aux mères malheureuses.
Les membres participantes étaient à l’origine exclusivement recrutées parmi les ouvrières appartenant aux chambres syndicales fondatrices.
Actuellement, peut être membre participante :
Toute ouvrière de nationalité française, âgée de seize ans au moins, habitant Paris ou le département de la Seine et acquittant une cotisation annuelle de 3 francs, à la condition de s'inscrire au moins neuf mois avant la crise de la maternité.
Les organisateurs de la Mutualité furent bientôt amenés à reconnaitre que ce mode de recrutement ne pouvait donner que des résultats restreints.
Les femmes d'aujourd'hui, à quelque classe de la société qu'elles appartiennent, ne désirent pas d’enfants, elles cherchent plus à éviter la maternité qu’à en rendre les charges moins lourdes.
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Elles ne devaient donc marquer aucun empressement à verser une cotisation, même modique, pour faire partie d’une société dont les secours leur paraissaient bien insuffisants pour alléger et les aider à supporter le lourd fardeau que constitue pour elles la venue d’un enfant.
Devenues enceintes, leurs idées changeaient, et d'autant plus radicalement que l’échéance de leur grossesse était plus proche.
Fallait-il refuser toutsecours à ces imprévoyantes ? Leur enlever le bénéfice d’une association ‘charitable et bienfaisante ?
Fallait-il faire supporter à l’enfant les conséquences de l’insouciance ou de l’ignorance maternelle ?
Une seconde catégorie de membres participantes fut donc créée : |
Ce sont les participantes extra-statulaires, qui, en payant 3 francs en une fois, ce qui suflit à sauvegarder le principe nécessaire de la mutualité, sont admises à faire partie de la société.
On modique versement fait en une fois leur assure d'emblée des avantages analogues,'sinon égaux, à ceux des autres participantes. Elles touchent au moment de leur. accouchement une indemnité réduite à 15 francs. Elles ont droit à la prime d’allaitement. Elles bénéficient des visites des dames patronesses, de leur assistance et de leurs conseils, Elles peuvent
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\ “ TAN ES conduire leurs enfants aux Consultations de nourrissons. Le i Il est à peine besoin d’insister sur les résultats de
ces heureuses mesures, Ces femmes resteront d’au-
tant plus volontiers des mutualistes que, venues plus
tard à l’association, elles ont profité plus immédiatement de ses avantages.
Les rapporteurs sont unanimes à reconnaître les bons effets de cette admission si facile des participantes extra-statutaires ; ils nous montrent la surprise et la joie de ces femmes si généreusement assistées et secourues qu'elles ne savent comment exprimer leurreconnaissance étonnée : («Vous nous avez rendu de trop grands services, nous ne nous doutions pas du bien que vous alliez nous faire. Maintenant vous pouvez nous demander le double, nous ne quitterons pas la Mutualité maternelle. N’aurions-nous plus d'enfants, au moins cela servira aux autres. »
Aïnsi se trouve :constitué le premier et le plus’ solide faisceau mutualiste.
Sans doute, la disproportion peut paraître bien grande entre la faible cotisation exigée de ces femmes el les avantages qu’elles retirent de l’association, et l’on peut se demander s’il ne vaudrait pas mieux supprimer, au moins au début,ftoute cotisation.
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Ce serait mal connaître l’état d'esprit de la plupart des femmes du peuple, en particulier des petites
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villes et des campagnes, que l’on se propose d'aider; ce serait risquer d’aller à l'encontre du but cherché. Les mères dont il s’agit ici ne doivent en aucune circonstance être confondues avec les clients ordinaires de Assistance publique (1) et nombre de sociétaires se refuseraient à participer à ce mode de secours.
Cette remarque s'applique particulièrement aux petites villes et villages de province où tout le