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Poussineau. Rapport au Congrès de Nantes, 1904, p

1 janvier, en même temps que le paiement de la subvention. »

Ces extra-participantes devront être inscrites à leur société depuis neuf mois au moins et devront se conformer aux statuts de la Mutualité maternelle. Les sociélaires admises dans le cours de l’année ne pourront devenir extra-participantes qu'à partir du 1* janvier suivant. |

Les mêmes avantages pourront être accordés à des groupes industriels, financiers ou administratifs en faveur de leurs ouvrières et des femmes de leurs ouvriers, aux mêmes conditions et obligations, c’està-dire l'engagement de verser à la Mutualité maternelle la subvention convenue et être agréées par le conseil d'administration.

Jusqu'à ce jour, les sociétés de secours mutuels se refusaient à admettre la participation des femmes, à part quelques rares sociétés plus riches ou plus libérales que ces dernières, et même elles faisaient encore de graves restrictions : elles n’accordaient aucun secours au moment de l'accouchement.

C’étaitméconnaître leur intérêt réel; pour s’éviter des dépenses immédiates, elles s’exposaient à subvenir. dans l’avenir aux multiples dépenses qu'occasionnent les maladies ou les indispositions, résultals souvent directs du surmenage au moment de l'accouchement.

C’estce que dit en termes excellents M. Poussineau,

dans son remarquable rapport présenté au Congrès de Nantes en 1904 :

« En ne secourant pas la femme à l'heure de la maternité, on la pousse à reprendre le travail avant les quatre semaines de repos reconnues nécessaires à l’accouchée, et la femme paie, par les plus longues et les plus onéreuses maladies, l’imprudence commise lors de son accouchement.

La mère non rétablie par un repos réparateur demandera plus tard les sacrifices les plus importants à la société. »

Cette remarque est d’ailleurs vérifiée par les faits : Si l’on compare les budgets des sociétés mutualistes francaises ouvertes aux femmes à ceux des sociétés allemandes analogues, on constate que les frais de maladies sont beaucoup plus élevés en France qu’en Allemagne, où le chômage de quatre semaines après l'accouchement est obligatoire.

Du reste, hâtons-nous d’ajouter, que grâce aux efforts de nos mutualistes, certaines sociétés ont apporté d'importantes modifications à leurs statuts.

La Mutualité commerciale a voté une indemnité de trente francs au moment de l'accouchement.

L'Union du commerce a doublé son indemnité aux femmes accouchées.

Nous voyons donc s'étendre de plus en plus l'exemple et le champ d’action de la Mutualité maternelle et nous pouvons dire que, grâce aux disposi-

tions larges et généreuses adoptées par ses organine - sateurs, il n’est pas de mère si malheureuse qui ne puisse profiter de ses bienfaits.

Lenombre de membres participantes s’est rapide- Er ment accru dès le moment où les conditions de leur à admission ont été définitivement et largement éta-

blies.

A la fondation de la société en 1892, on compte . 607 adhérentes. En 1894, 1.197. En 1895, 1.827. Leur nel, nombre reste à peu près stationnaire jusqu’en 1904, ne il atteint alors 2666. A cette époque la Mutualité maternelle accorde ses avantages aux membres des sociétés de secours mutuels et aux ouvrières ou employées de certains établissements industriels ou financiers, moyennant le versement d’une faible coti-

+ sation.

À Le résultat de cette mesure ne se fait pas attendre, eten 1905,ilya 5.900 mutualistes participantes tandis que 7.000 attendent leur admission, soit 3.000 femmes employées des magasins de l’Hôtel-de-Ville, et 4.000 du Crédit Lyonnais.

Les Sections.

| Pour répondre à une aussi vaste extension de l’œuvre, il est créé dans chaque commune du département ou dans chaque arrondissement, à Paris, une ‘section ayant son organisation propre et

comportant un comité local avec son président, vice-président, trésorier, etc., plus une inspectrice qui est la plupart du temps la femme de l’instituteur ou du secrétaire de la mairie (1).

La création de ces sections a été des plus utiles à l'extension et au fonctionnement même de la société.

Elles recrutent facilement des adhérentes dans leur arrondissement ou leur commune. Elles reçoivent leur cotisation, leur envoient leurs visiteuses qui peuvent leur porter certains secours urgents.

De là économie de temps et facilité d'administraion.

Jouissant d’une grande indépendance, elles peuvent apporter à l’œuvre certains perfectionnements selon les ressources ou les besoins particuliers de la région. |

Nous les verrons s’affilier aux organisations locales de bienfaisance et de charité, telle la section de

Vincennes affiliée à la Crèche de M. Drolet, la section d’Issy-les-Moulineaux affiliée à l’Union maternelle.

Ces sections administrées ou patronnées par les personnalités les plus marquantes de la région obtinrent plus facilement l’aide des mutualités, ies dons, quelquefois des legs de personnes charitables.

Certaines sections, comme celle d’Asnières, arri-

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