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Parmi nos 48 adhérentes nous avons eu depuis la création de notre section, en juin 1904, 29 naissances. Une seule mère a pu être inscrite assez tôt pour toucher l'indemnité entière, soit 48 francs. Les autres inscrites, étant déjà enceintes, n’ont reçu que les 15 francs alloués aux extra-participantes, somme qui, malgré sa modicité, leur est d’un précieux secours.
Vingt-sept mères ont nourri elles-mêmes leur enfant et reçu par conséquent la prime d’allaitement de 10 francs. 4 enfants ont été élevés au biberon, 2 d’entre eux sont morts, 2 enfants sont mort-nés, ce qui nous fait un total de 4 décès.
Tous les bébés sont surveillés dans les Consultations de nourrissons qui ont lieu tous les quinze jours, le dimanche matin dans cette mairie, grâce au dévouement des D'° Deletie, Duroizel et Ledermann qui nous apportent alternativement le concours de leur science. Pour faciliter la tâche des docteurs, des dames vont à tour de rôle assister à la consultation ; elles pèsent les bébés, inscrivent le poids de chaque enfant sur sa fiche spéciale, voient si l'augmentation de l’enfant est normale ou non et désignent au docteur les enfants qui ont besoin d’un examen médical. |
Les mères, qui, d’abord, venaient peu nombreuses à ces consultations commencent à en comprendre les bienfaits et viennent maintenant volontiers.
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L'une d’elle est venue quatorze fois de suite et nous avons eu un total de 77 consultations.
Nous donnons gratuitement les remèdes ordonnés, ce qui est très apprécié.
Malgré ces consultations de quinzaine, il serait utile que les mères fussent visitées régulièrement chez elles pendant les deux premiers mois qui suivent la naissance de l'enfant. Quelques-unes, en effet, sont très ignorantes des soins à donner, d’autres enfin sont dans un dénûment qui légitime un. secours supplémentaire. C’est dans ce but, Mesdames, que nous faisons appel à vos bonnes volontés.
Nous serions très heureuses aussi, d’avoir quelques-unes d’entre vous pour nous aider les jours de consultations de quinzaine, surtout pendant ces mois d'été où les absences sont nombreuses.
La plupart de nos adhérentes n'ayant reçu qu’une indemnité de 15 francs, nous sommes venues en aide aux plus nécessiteuses par quelque secours en argent ou en nature: layettes, berceaux, etc.
Les cotisations que vous avez bien voulu nous donner, Mesdames, se sont élevées à 210 francs. Voici comment nous avons disposé de ces ressources :
Achat de poids pour le pèse-bébés Gratifications au personnel de la mairie 30 fr. 25 Impression de feuilles de propagande
Secours en argent et berceau. , . . . 25 fr. oo. Pharmacie: 1400) Pin Role 80
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et enfin 50 francs envoyés à la Mutualité maternelle de Paris comme bien légère compensation pour les 700 francs qu’elle a distribués à Sèvres cette année.
Le tout nous donne un total de 155 fr. 55 de dépenses. Pour vivre jusqu’à la fin de l'année il nous reste donc 42 fr. 95.
Ce chiffre, Mesdames, vous en dit assez par luimême, et nous montre combien nous avons besoin de vos cotisations pour le nouvel exercice 1905-1906. Nous espérons qu’elles ne nous ferons pas défaut.
Sur notre exemple,une section dela Mutualité a été créée à Chaville par Me Boudet et une autre est en formation à Bellevue-Meudon. Toute notre région va donc bénéficier des grands avantages de cette œuvre grâce à la générosité de son fondateur, M. Félix Poussineau, auquel nous adressons nos plus sincères remerciements.
En lisant ces rapports nous pénétrons dans les usages les plus intimes de l'association mutualiste.
Nous voyons chaque section animée de sa vie propre, devenir une véritable individualité avec ses moyens d'action particuliers.
Grâce à cette subdivision appropriée à chaque milieu, la Mutualité acquiert une force d'expansion considérable, elle se met plus facilement à la portée des mères qu’elle veut secourir.
Les directrices ou les inspectrices des sections con-
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