MEIS ET AMICIS
+ PRE la. préside de cette thèse. v PONS Re H ommage de respectueuse grati-
À M. ce Docreur J,. RAMADIER
Oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux de Paris
Chevalier de la Légion d'honneur
Qui nous a prodigué en toute circonstance les marques de sa bienveillance, et avec les conseils éclairés duquel nous avons élaboré ce travail. Qu'il nous permette de lui redire notre profonde reconnaissance pour les enseignements si précieux qu’il nous a donnés, au cours de trois années passées sous sa vigilante direction.
A M. ze Docteur CHAILLOUS
Ophtalmologiste de l’'Hospice National des Quinze-Vingts
En témoignage de dévouement.
Qu'il veuille bien accepter ici nos remerciements chaleureux pour les profitables leçons reçues de lui.
A Mowsteur LE PRorEssEuR AGRÉGÉ JEANDELIZE
Qui nous fit l'honneur de nous accepler parmi ses élèves et nous réserva à Nancy un accueil si cordial., En témoignage d’admiration.
uinze-vingts
Ophtalmologiste Ft Posple National
ES M (y M 1) P ARTE : {
En nine de rade :
A M. zx D' CHAUSSÉ Assistant She des hôpitaux
En remerciement de ses bienveillants conseils.
A M. ze D' BERNARD, assistant d’ophtalmologie à na. lHospice National des Quinze-Vingts. 1 A M. ce D° NATIER, assistant O.-R.-L. des hôpi- " Hu #
Ur
A M. LE MÉDECIN-COMMANDANT PIERRON, dec chef de l'hôpital militaire Gama, de Toul.
A M. ze Dr GAMALÉIA, ex-chef de clinique O.-R.-L. à la faculté de Médecine de Nancy.
A M. ze D GAULT, chef de Clinique Ophtalmolo- | gique à la Faculté de Médecine de Nancy. 4
Qu'ils trouvent ici la preuve de notre reconnaissance pour les marques de dévouement qu'ils nous ont prodiguées.
URRUE CN Q'A TA MÉMOIRE DE! je |
M. LE De Jean HUTINEL
Potins agrégé à la Faculté de Médecine de Paris
F | En qui nous avons perdu le meilleur Ex 2 FIGE ARR | des maitres. NRA Etre “ou
M. LE PROFESSEUR WIDAL us M. ze Pnrorssseur LEJARS :
M. ze D' FEUILLIÉ
2e Dr OBERLIN
Le D' LAUBRY
Le D' CHIRIÉ
1e Proresseur OMBRÉDANNE ie Dr FREDET
Introduction.
L'infection mycosique de l'oreille est parmi toutes les infections du conduit auditif externe, celle que l’on méconnaïît certainement le plus. Son début insidieux, sa symptomatologie d'emprunt, la rareté des prélèvements, des examens au micro et des cultures pratiqués, suffisent à expliquer les nombreuses erreurs de diagnostic commises.
L'otomycose est cependant plus fréquente qu’on ne le croit : l'hygiène et la propreté locales, une otorrhée antérieure ont une grosse responsabilité dans sa production.
Assez rare dans les villes, cette affection se rencontre de préférence chez les jardiniers, les cultivateurs, les grainetiers, qui en sont les victimes habituelles, Une légère inflammation du conduit, qu'elle soit sèche ou suintante, une exulcération minime suffisent pour favoriser le développement du champignon : la maladie installée, le praticien
et l’auriste même auront souvent pour la dépister
et pis leur sagacité € et
l'épreuve. VEUT a ) Des spécialistes français et | étrangers | ont, it plu-
sieurs reprises, au cours de ces dernières années, s on attiré l'attention sur cette infection si tenace. Ilnous a paru intéressant au moment où notre maître, M. le Dr Ramadier, vient d’en traiter un cas particulière- | ment curieux, d’en rappeler les modalités PR nie et La différents traitements proposés. |
Définition. Synonymie. Historique.
La présence et le développement d’un champignon dans le conduit auditif externe, est baptisé par certains aspergillose otitique, par d’autres (Wirchow) otomycosis ; Wreden l'appelle myringomycosis aspergillinus ou inflammation parasitaire du conduit auditif. Mais c’est le nom d'otomycose qui est le plus communément employé, à tort, du reste, puisque cette appellation ne peut plus indiquer l’otite mycotique externe seule, depuis qu’on a admis une otite mycotique moyenne. Au sujet de cette dernière, d’ailleurs. Koenig pense qu’une perforation du tympan n’est pas suffisante pour parler d’otite moyenne mycotique et que l’on devrait dire otite externe et myringite mycotique avec perforation. « Les cambrioleurs peuvent briser la porte d'entrée d’un appartement sans ravager ce dernier».
Nous garderons cependant la dénomination encore courante d’otomycose, en précisant tout de suite que nouslimiterons notre étude aux otites externes à champignon. |
Longtemps confondue avec des concrétions céru-
nature, il faut ut les travaux “de Wreden 1868) et ceux de Lévi (1875) pour voir att ribuer à l'otomycose une place bien ‘individualisée dans la (CES pathologie otologique. | | PT MERS Fa Avant ces deux auteurs, Mayer, en 1844, et Pacini 1 en 1851 avaient simplement constaté la présence de cryptogames dans le conduit auditif.
Après eux, l'étude de la maladie se complète assez vite, et nous devons mentionner parmi les auteurs qui décrivent les premiers cette affection, Schwartze, Torrange, Burnett, Siebmann, Politzer, Maurin,
Parasitologie.
Nous verrons plus loin que la recherche et l’étude du parasite au microscope est le seul moyen de poser un diagnostic certain et d'affirmer l’otomycose. Nous réserverons donc à l'étude des différentes variétés de champignons que l’on a pu rencontrer dans cette affection une place importante.
Ascomycètes. Les Aspergillus.
MorPHOLOGIE.
Dans l’ordre des Ascomycètes, la famille des Périsporaciés est celle qui fournit le plus grand nombre de parasites qui se développent sur les parois du conduit auditif. L’aspergillus est, parmi ceux-ci, le genre lé plus souvent décelé. Les variétés suivantes : Niger, Fumigatus, Glaucus, Flavescens, sont les hôtes habituels de l'oreille.
Pour examiner ces différents champignons au
micro, il faut prélever une parcelle des masses
enlevées du conduit, et qui sont généralement mêlées à un bloc plus ou moins. consistant de cérumen ; on les traite ensuite par une lessive de potasse à 8%. Un bon milieu d'observation est aussi le lacto-phénol d'Ammann (Langeron), on chauffe doucement pour chasser les bulles d'air incluses entre les parcelles du mycelium.
On colore ensuite suivant des procédés très variés : picrocarmin, éosine, bleu coton, Soudan III. Lorsque l'examen direct ne donne pas de renseignements suffisants, il faut avoir recours aux cultures sur gélose de Sabouraud.
Après 3 ou 4 jours, la culture, laissée à la température du laboratoire, donne une certitude (Thévenard).
La préparation étant colorée et montée, on la
‘ porte sous le champ du micro. Les aspergillus apparaissent alors formés par un feutrage épais de filaments ramifés et entrecroisés dans tous les sens. Ces filaments, autrement dit ce thalle, ne sont pas divisés, cloisonnés en cellules : et c’est là la caractéristique des Périsporiacés. Au sein du mycelium on trouve répandus des corpuscules sphériques, de couleurs variables : ce sont les spores, arrivées à leur complet développement et mises en liberté.
De distance en distance, le lông du mycélium, partent des tubes cylindriques : ce sont les rameaux sporifères ou hyphes. Ils se présentent tantôt simples, tantôt ramifiés et offrent de plus une taille
très variable suivant l'espèce envisagée.
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Leur longueur oscille entre O0 mm. 0,004 et 0 mm. 006 et leur largeur peut aller de O0 mm. 0015 à 0 mm. 0003. Ces tubes ont à leur extrémité libre un renflement qui n'est autre que le sporange ou thèque, lui-même de grosseur différente avec la variété du parasite. Il présente des cellules allon: gées, ou stérigmates, implantées sur lui comme de véritables poils. Ces stérigmates, au moment de la maturité, se segmentent de la périphérie vers la base en petits corps arrondis : les spores. |
Lorsque la segmentation est complètement terminée, la spore se sépare de ses voisines et tombe dans les mailles serrées que forme le mycélium. Ces spores présentent des colorations très variables : noirâtres dans l’Aspergillus niger, elles sont verdätres dans l’Aspergillus glaucus, jaunâtres dans l’Aspergillus flavescens et grisâtres dans l'Aspergillus fumigatus. On voit d’ailleurs que ces couleurs différentes servent à distiuguerentre elles les variétés d’Aspergillus. Chacune de celles-ci présente quelques particularités qui méritent d’être signalées, car à chaque variété botanique correspondent assez souvent des symptômes cliniques diflérents.
On trouve dans l’Aspergillus flavescens, un réceptacle ovale ou piriforme, toujours libre de cellules basales ou stérigmates dans son quart inférieur.
Dans l’Aspergillus niger au contraire, les cellules basales entourent le réceptacle qui est sphérique.
L’Aspergillus fumigatus est, lui, de petites
dimensions, c'est le parasite le plus rarement
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trouvé dans la flore mycosique que nous venons d'étudier.
L'Aspergillus glaucus a des sporanges plus petites que l’Aspergillus niger.
Elles sont ovoïdes et recouvertes de stérigmates dans les 2/3 de leur surface seulement. C’est ce champignon qui provoque le plus souvent l’inflammation du conduit.