‹ Les Myéloses Agranulocytaires par le StovarsolChapitre 22 sur 28 · TRAITEMENT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT GÉNÉRAL

I. —— La médication de base est la transfusion sanguine, sous forme de petites transfusions de 150 à 200 grammes répétées tous les deux jours, du sang frais et d’un donneur du même groupe, de préférence. On lui substitue souvent avantageusement la perfusion de sang préparée extemporanément qui est moins shockante.

La transfusion de moelle est de réalisation plus difficile et n’a pas donné de résultats bien démonstratifs.

IT. — En deuxième lieu, vient l’administration de nucléotides de pentoses, commercialisés en France sous le nom de « Nucleid Ercé ». Une ou deux ampoules intra-veineuses, associées à une ampoule intra-musculaire, chaque jour, pendant une semaine.

En réalité, les auteurs sont unanimes pour rejeter actuellement ce procédé, car les injections intra-musculaires sont abominablement douloureuses, les injections intra-veineuses extrêmement shockantes. Le mieux semble être le goutte à goutte intra-veineux d’une ampoule diluée dans du sérum physiologique.

Jackson, dans ses premiers rapports, avait obtenu ainsi 7 guérisons sur 13 cas d’agranulocytose.

En fait, les résultats ultérieurs ont été loin d’être aussi encourageants.

IT. — Une thérapeutique polyvitaminique : vitamines À, B, C, PP à fortes doses, et plus particulièrement la dernière-

née sur laquelle on heists beaucoup ces derniers temps : - l'hydrochloride de Pyridoxine ou vitamine B,.

Ds +ocarren font grand cas : «Le succès de ce traitement,» disent-ils, cest attribué au fait que la pyridoxine représente probablement le facteur de maturation des leucocytes polynucléaires. » LEeys, par contre, lui dénie toute valeur.

Toujours est-il qu’elle s’administre par voie veineuse à la dose de 125 à 200 milligrammes par jour durant toute lPévolution.

IV. — Une thérapeutique endocrinienne : les extraits hépatiques injectables, aussi bien contre l’anémieet la granulopénie que pour suppléer à une fonction hépatique déficiente, facteur non négligeable dans le déterminisme de cette affection. Et aussi l’acétate de désoxycorticostérone, l’adrénaline.

V.— Enfin, surtout, la médication anti-unfectieuse qui doit avant tout être dénuée de toxicité pour la moelle. C’est ainsi que les sulfamides sont peu indiquées et largement détrônées quant à leur activité et leur tolérance par la Pénicilline. Celle-ci, assurément, marque un grand pas dans le traitement de l’agranulocytose et des syndrômes agranulocytaires.

Ce traitement « procède de l’idée que l’agranulocytose ne tire sa gravité que de l'infection secondaire résultant de la disparition des moyens de défense leucocytaires. En empêchant cette infection on donne à la moelle le temps de se regénérer ». (NETTER.) Suivant ce même auteur : « La dose utile paraît être de 200 000 unités par 24 heures. Le traitement doit être continué jusqu’à ce que les polynucléaires réapparaissent à un taux de l’ordre de 3 000 par mm”. »

En France, PerrEau, d'Angers, a rapporté à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris l'observation d’une agra-

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