Plutarque, Du progrès dans la Vertu
2. Voir Plotin, I, 6, 9, cité ci-dessous. Comparer encore Clément d'Alexandrie, imitant comme souvent le langage des Mystères : « De la même façon le cœur, avant de rencontrer la Providence, est impur, habitation de nombreux démons. Mais quand le Père, le seul Bon, le regarde, il est sanctifié et brille de la lumière {Siromales, II, 20, dans la Pair, gr., VIII, 1057).
mais agit seule — et c'est penser et réfléchir — , si elle ne subit pas les mêmes passions — et cela c'est être maître de soi, tyiùfpo'^Bï^ — si elle n'est pas effrayée en se séparant du corps — et cela, c'est avoir du courage, âvSp(Çea6ai — , si le raisonnement et la pensée dirigent sans subir de résistance — ce serait la justice — » (Plotin, 1,2,3).
Or se débarrasser du corps et des passions qui tiennent au corps, c'est devenir semblable au dieu :
« ...Platon disant que l'assimilation au dieu c'est la fuite des choses d'ici-bas... et ailleurs disant que toutes les vertus sont des purifications... » (Plotin, I, 2, 1).
a Puisque les maux sont ici-bas et tournent autour de ce lieu, sous la loi de la nécessité, et puisque l'âme veut fuir les maux, il faut fuir d'ici-bas. Quelle est donc cette fuite? C'est se rendre semblable à la puissance divine... » (Plotin, I, 2, 1).
« Une telle disposition de l'âme, grâce à laquelle elle pense et est sans passions, on peut l'appeler, sans se tromper, l'assimilation au dieu » (Plotin, I, 2, 3, trad. Bréhier).
Et Plotin ne fait que suivre Platon :
« Nécessairement les maux tournent autour de ce lieu. C'est pourquoi il faut tenter de fuir d'ici, et le plus vite possible, pour aller là-bas. Cette fuite consiste à devenir semblable à Dieu, autant qu'il est possible de lui devenir semblable, c'est-à-dire à devenir juste et pieux, en même temps que prudent » (Platon, Théétète, 176 a).
Le myste va rejoindre le dieu en devenant semblable au dieu :
« Remonte vers toi-même et vois!... (purifie-toi) jusqu'à ce que brille pour toi le divin éclat de la vertu, jusqu'à ce que tu voies la Sophrosyné dressée sur la base sacrée... Si tu es devenu cela, et si tu as vu cela, et si tu t'es réuni à toi-même purement, n'ayant plus rien qui t'empêche de devenir l'Un..., si toi-même tout entier tu es devenu seule lumière véritable..., si tu te vois devenu cela, devenu déjà lumière, aie confiance! Et, déjà monté là-haut, n'ayant plus besoin de personne qui te montre, vois!
...Il faut rendre ce qui voit parent et semblable à ce qui est vu, pour l'appliquer à la contemplation. Car jamais l'œil ne verrait le soleil s'il n'était semblable au soleil, et l'âme ne verrait pas le beau si elle n'était devenue belle.
Que chacun donc devienne d'abord semblable à dieu et beau, s'il doit contempler dieu et le beau. En remontant, il arrivera d'abord