Tacite, Histoires, IV, 81; Suétone, Vespasien
sentèrent à lui, déclarant que Sérapis en songe leur avait ordonné de demander la guérison à César. « Il lui suffisait de cracher sur les yeux de l'aveugle et de marcher sur la main de l'invalide » . Véspasien finit par s'exécuter... et les malades guérirent. Tacite a vu des gens qui affirmaient avoir vu le fait.
Périclès, un jour, instruit par un songe que lui envoya la déesse Athéna Poliade, put guérir un ouvrier du Parthénon, tombé d'un échafaudage et que les médecins désespéraient de sauver K
Denys, tyran de Sicile, fut médecin, et « exerça personnellement la médecine; il guérissait, il coupait, il brûlait, et ainsi de suite ^ ».
L'antiquité grecque attribue, de même, la puissance de guérir et l'art de la médecine aux grands philosophes.
a On dit que les Pythagoriciens eurent le plus grand zèle pour la médecine. Et Platon s'en occupa très fort, et Aristote, fils de Nicomaque, et beaucoup d'autres » (Élien, Histoires variées, IX, 22).
Empédocle était médecin et mage en même temps que philosophe (Diogène Laërce, VIII, 2, 12).
Apollonius, suivant son biographe, ressuscita une jeune fille (Philostrate, Vie d'Apollonius, IV, 45).
Le roi connaît la Musique ou les arts enseignés par les Muses, comme la poésie :
Chez Homère, Achille est musicien {Iliade, IX, 186).
Hésiode a dit des rois : « Celui qu'honorent les filles de Zeus le Grand et qu'elles voient naître entre les nourrissons de Zeus, elles versent sur sa langue une agréable rosée; et des paroles douces coulent de sa bouche » {Théogonie, 81 et suiv.).
Selon Porphyre, Vie de Plotin, 3, « Origène... n'écrivit rien sinon un traité sur les démons, et, sous Galien, un traité Que le Roi seul esî poète. »
Cornutus loue ainsi la Muse Calliope : « Calliope c'est la rhétorique à la belle voix et aux belles paroles, grâce à laquelle on dirige la cité e^^ on s'adresse aux peuples, les conduisant par la persuasion, non par la violence, vers ee qu'on a choisi; aussi dit-on que c'est elle surtout qui aa^ompagne les rois vénérables » (Cornutus, chap. 14).
1. Plutarque, Vie de Périclès, 13, cité par Bernard Latzarus, Les idées religieuses de Pluîarque, p. 22-23.