‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 253 sur 290 · Hésiode, Travaux, 225, 240 et suiv · texte numérisé non relu

Hésiode, Travaux, 225, 240 et suiv

culte de Dieu, il demande réloignement des maux et la présence des biens pour lui-même et ceux qui lui sont soumis, à Dieu bienveillant et écoutant les prières... Mais, puisque des milliers de choses sont incertaines pour le roi et le législateur et le chef des prêtres, parmi les choses divines et les choses humaines... il obtint nécessairement la prophétie, afin que, tout ce qu'il ne peut pas obtenir par le raisonnement, il le trouve par la Providence de Dieu... » (Philon, Vie de Moïse, II, 1, ou II, 135.

8. Le Roi est berger de son peuple, pilote du navire, conducteur du char.

Depuis Homère, le Roi est nommé le « pasteur des peuples ^ ».

L'épithète, appliquée aux rois ou aux chefs, se retrouve chez Pindare et les Tragiques 2, Eschyle même, par un mélange de deux appellations, dit « les bergers des navires ^ ».

L'idée que le Roi ressemble au berger se retrouve chez Platon *, et plus tard chez Dion Ghrysostome ^, Julien *, et, chez les Latins, Horace ', par exemple.

Le Roi, comme le Dieu, est un pilote ^.

On peut conjecturer que, pour Homère déjà, le roi est un pilote.

Homère appelle Zeus « le pilote suprême », c'est-à-dire celui qui siège sur un banc élevé, û^j/iÇuyoç (par exemple, Iliade, VII, 69). Or Zeus est roi des dieux et des hommes et père des rois humains. Geux-ci doivent donc être aussi des pilotes.

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