Scholies de Sophocle, Oed. à Col.t
est impossible de ne pas apercevoir une relation étroite entre deux choses : Hippolyte est initié aux Mystères d'Eleusis et il lit des livres orphiques \
Diodore de Sicile (III, 61) dit, en parlant des Mystères d'Agra :
« Tout cela est conforme à ce que disent les poèmes orphiques et aux cérémonies des Mystères. »
Pausanias a la même identification : « Ceux qui ont vu les initiations d'Eleusis ou qui ont lu les livres d'Orphée savent ce que je veux dire ^ ».
Clément d'Alexandrie, dans un passage souvent étudié, où il attaque vivement les Mystères, et en particulier le rôle de Baubo, raconte ce qui se passe dans les Mystères, puis cite des vers d'Orphée ^.
Le chrétien Athénagoras donne Orphée comme le créateur de mythes qui étaient représentés ou racontés dans les Mystères : -
« Il fallait détester ou bien Zeus, qui eut des enfants de sa mère Rhéa et de sa fille Coré, et qui eut sa propre sœur comme épouse, ou bien celui qui a imaginé cela [littéralemenî le poète de ces choses), Orphée, parce qu'il fît Zeus plus impie que Thyeste *. »
Le même auteur montre implicitement les rapports qui unissent écrits orphiques. Mystères d'Eleusis et Mystères des Gabires, quand il parle de Diagoras « qui non seulement divulguait le logos orphique et dévoilait les Mystères d'Eleusis et les Mystères des Gabires ^.. »
Les Orphiques ont composé des œuvres, non seulement sur les Mystères proprement dits, mais sur les questions qui se rattachent aux Mystères :
« Philoohoros dit que Musée est fils de Séléné et d'Eumolpe : celui-ci a réuni les Délivrances et les Télétés et les Purifications. Sophocle l'appelle un chresmologos » (Schol. Aristoph. Grenouilles, 1053).
1. Ce sont les expressions de L. Mendier : Euripide et Vorphisme, dans le Bulletin de l'Association Guillaume Budé, 18, p. 14 et suiv.