IV
3. Proclus, Théol. plat, VI, 11, p. 370-371. Cf. Proclus, Sur le Craigle, 402 d, p. 85, 18 Pasquali.
le première souillure. Zeus est père de Coré et son corrupteur; et il s'unit, devenu serpent, révélant en vérité sa nature réelle; donc le symbole des mystères sabaziens, pour ceux qui sont initiés, c'est le dieu à travers le colpos, et celui-ci c'est le serpent que l'on tire à travers le colpos des initiés, preuve de l'intempérance de Zeus. Phéréphatta enfante un fils à forme de taureau, dit quelque poète employant des figures de style : Le taureau est père du dragon^ et le dragon père du taureau; sur la montagne est Vaiguillon secret gardien des bœufs. L'aiguillon gardien des bœufs, il en fait, je pense, quelque chose comme le narthex que les Bacchants font tourner comme un câble ^ (?) Veux-tu que je te raconte la cueillette des fleurs par Phéréphatta et le calathos et l'enlèvement par Aïdonée? » (Clément d'Alexandrie, Protrept., II, dans la Patr. gr., t. 8, p. 76).
Le mythe le plus souvent rappelé et expliqué par les auteurs est l'enlèvement de Perséphone par Hadès.
Il y est fait allusion chez Homère : le poète unit « Hadès et la terrible Perséphone » divinités invoquées pour qu'elles donnent la mort à quelqu'un ^; et il nomme plusieurs fois « Hadès aux coursiers illustres ^ » qui emporte les âmes des guerriers morts. Des détails sur le mythe sont donnés par l'hymne homérique à Déméter et beaucoup d'auteurs, très fréquemment. Quant à la signification du mythe, c'est, suivant les uns, la disparition de la graine sous la terre pour un certain temps *, suivant d'autres la descente de l'âme dans la genèse ^, suivant d'autres la mort ®.
Mais le mythe comporte des détails susceptibles de variations nombreuses d'après les pays où on les raconte, d'après les cérémonies dans lesquelles on les incorpore, d'après les gens devant lesquels on les récite.
Proserpine cueillait des fleurs dans tel ou tel lieu ', quand Hadès la saisit et la plaça sur son char.