‹ Les mystères d'ÉleusisChapitre 145 sur 300 · DANS LES AUTRES MYSTÈRES ET CHEZ LES GNOSTIQUES · texte numérisé non relu

DANS LES AUTRES MYSTÈRES ET CHEZ LES GNOSTIQUES

hiérarchie parmi les prêtres — les plus dignes et les plus capables recevant seuls le dépôt d'une doctrine mystérieuse, et cela seulement après avoir subi de pénibles épreuves l.

Diodore de Sicile et Clément d'Alexandrie 2 assurent que la hiérarchie éleusinienne a été empruntée à la hiérarchie égyptienne.

Tertullien 3 parle de « hiérophantes » égyptiens.

Platon 4 nous affirme que le roi, en Egypte comme à Eleusis, occupe le sommet de la hiérarchie sacerdotale.

Les Mystères de Mithra, comme les Mystères d'Eleusis, comportent vraisemblablement sept degrés d'initiation §.

Le lexicographe Suidas 8 nous apprend que pour accéder aux Mystères de Mithra, il fallait subir des épreuves ou « châtiments » :

« Les Perses considèrent Mithra comme le soleil, et lui font beaucoup de sacrifices; mais personne ne peut être reçu à l'initiation à moins d'être passé par certains degrés de châtiments, afin de se montrer saint et exempt de passions. »

Le texte incomplet et obscur de Porphyre, cité plus haut 7, nous permet du moins de voir l'existence de degrés, chacun représenté par une espèce d'animal...

Saint Jérôme connaît trois degrés chez les dignitaires :

« Eubulus qui a exposé l'histoire de Mithra en plusieurs volumes raconte qu'il y avait chez les Perses trois espèces de Mages dont les premiers, qui sont les plus savants et les plus éloquents, ne prennent pour nourriture que de la farine et des légumes 8. »

Suivant saint Jérôme, Bardesane avait distingué, chez les gymnosophistes de l'Inde, deux degrés, les Bragmanes et les Samanées 9.

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