‹ Les mystères d'ÉleusisChapitre 252 sur 300 · Elien, Histoires variées, XI, 11. v · texte numérisé non relu

Elien, Histoires variées, XI, 11. v

Par conséquent le roi est philosophe, c'est-à-dire savant en toutes choses 1.

La chose est du moins formellement affirmée par Plutàrque, pour les rois Égyptiens :

« En Egypte, les rois étaient pris parmi les guerriers ou les prêtres... Celui qui était pris parmi les guerriers devenait aussitôt de la famille des prêtres, et il participait à la philosophie, laquelle est le plus souvent dissimulée par les mythes et par les discours qui expriment obscurément la vérité par images et allusions. » (Plutarque, Sur Isis et Os iris, 9).

Mais Platon affirme avec force que le roi doit être philosophe :

« Si, dirais-je, les philosophes ne régnent pas dans les Cités, ou bien si ceux qu'on appelle maintenant rois et dynastes ne philosophent pas de façon noble et suffisante, et si la puissance politique et la philosophie ne se rencontrent pas dans le même sujet, et si les natures nombreuses de ceux qui inclinent exclusivement vers l'une ou l'autre chose ne sont pas écartées de toute nécessité, il n'y a pas cessation de maux pour les cités, ô cher Glaucos, et non plus, je pense, pour le genre humain, et, auparavant, la République que nous avons examinée ne saurait aller vers la grandeur qui lui est possible, ni voir la lumière du soleil » (Platon, République, 473, c-d).

Et très souvent les auteurs louent la sagesse du roi ou du chef.

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