‹ Les mystères d'ÉleusisChapitre 264 sur 300 · Julien, II, 83, c, édition Bidez, t. III, p · texte numérisé non relu

Julien, II, 83, c, édition Bidez, t. III, p

4. Par exemple Sophocle, O. C, 425, Himérius, Eglogues, XII 1, 16 « sceptres et trônes de justice. »

5. Hérodote, I, 14; Eschyle, Prom., 910; Soph.j Antig., 1041, Xénophon, HelL, 1, 5, 3, Théocr., VII, 93, etc.

6. Eunape, Vies des Sophistes, éd. Boissonade, 475, 47, cité dans Cumont, Textes et documenta relatifs au culte de Miihra, t. II, p. 12.

La couronne royale est assez peu souvent nommée par les auteurs grecs; cependant une note de Pollux la signale :

« Le roi introduit les procès de meurtre à l'Aréopage. Et, déposant la couronne (<rTé<povov), il juge avec eux » (Pollux, VIII, 90).

Le diadème royal se trouve mentionné plusieurs fois1.

Le roi porte un manteau de laine teint en pourpre; une tradition attribue à Héraclès l'invention des étoffes teintes en pourpre.

Chez Cedren (Hisl. comp., I, 34, dans la Patr.gr., t. 121, p. 61), il est raconté comment Héraclès apporta au roi Phénix une laine teinte en pourpre, comment le roi se fit faire un manteau avec de la laine teinte de cette façon, et comment Numa, plus tard, établit que les rois porteraient des chlamydes de pourpre.

Mais c'est le sceptre qui semble en Grèce, comme en Assyrie, à Babylone, en Egypte et un peu partout 2, l'insigne principal de la royauté.

En effet, les hommes étant assimilés à des troupeaux, ceux qui les gardent sont assimilés à des bergers et ont le bâton de berger :

Les rois, chez Homère, sont dits « porteurs de sceptres », ou « pasteurs de peuples 8. »

Himérius loue ainsi le bon roi, dont le modèle vivant est, suivant lui, l'empereur Julien :

« Il faut qu'il soit habile à tenir le gouvernail, celui qui doit être le pilote de l'État... Que le pilote de la cité soit doux, pour mériter l'appellation de père... Mais cela arrivera s'il est noble de naissance, s'il a reçu de l'éducation et de l'instruction, s'il a grandi dans les limites royales, s'il a eu un si grand roi comme témoin de sa vertu... Des orateurs qui étaient sous Ilion, Homère représente le Pylien comme celui qui avait la voix la plus douce. Mais celui que vous voyez, tenant sous son sceptre un si grand empire, un si grand État, un si grand Conseil, apparaît à tous dans les entretiens, plus doux que le miel... » (Himérius, Discours, VII, 15-16).

Ailleurs il s'adresse au fils d'un proconsul :

« 0 fils d'une tête divine! 0 rejeton d'un père consulaire! 0 toi qui as reçu le sceptre de la vertu paternelle, sceptre non infé-

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