Id., ibid., p
au iympanon, j'ai bu au cymbalon, j'ai porté le cernos, je me suis enfoncé sous la tenture du lit nuptial 1.
Cependant Diodore de Sicile 2 mentionne le Dionysos, plus ancien, fils de Zeus et de Perséphone « nommé par quelques-uns Sabazios, dont la naissance, les sacrifices, les honneurs se produisent de nuit et en cachette, à cause de la honte qui accompagne l'union ».
Et Proelus a commenté les deux unions, expliquant que Perséphone tantôt « est rangée avec Zeus, et produit avec lui le démiurge des choses séparées » tantôt « est dite ravie par Pluton et animant les dernières parties du tout », « elle dirige ceux qui sont sous la terre, elle gouverne les profondeurs de la terre; elle tend la vie aux choses extrêmes; elle rend une part de vie à ce qui est près d'elle sans vie et mort 3 ».
Zeus violente sa fille Perséphone et en a comme fils Dionysos. Hadès, dieu des Enfers, enlève Perséphone et en fait son épouse.
Que ces deux unions successives soient célébrées dans les Mystères d'Eleusis et aient été racontées par Orphée, des auteurs chrétiens le disent avec une netteté parfaite :,
« Zeus s'unit à sa fille et sa fille enfante de lui. Eleusis m'en sera témoin, et Orphée, disant : Mettez les portes pour les profanesl Aïdonée enlève Coré et ses actions deviennent les mystères. Déméter pleure sa fille.... »(Tatien, Contre les Grecs, 8, dans la Pair, gr., t. 6, p. 824-825).
« Votre poète Orphée dit que Zeus a tué son propre père Cronos, qu'il a épousé sa propre mère Rhéa, que Perséphone a été engendrée par eux, que Zeus la souilla elle aussi » (Martyrium Theodoti Ancyrani..., dans 0. Kern, Orphie, fragm., 153).
« Il (Zeus) s'unit à sa fille Perséphone, la violentant elle aussi sous la forme d'un dragon, et il eut d'elle comme fils Dionysos » (Athénagoras, Ambassade pour les chrétiens, 71).
Clément d'Alexandrie raconte ces deux unions :
« Ces symboles ne sont-ils pas de l'insolence? Les Mystères ne sont-ils pas ridicules? Et si j'ajoutais le reste? Déméter enfante, Perséphone grandit. Ce Zeus qui l'a engendrée s'unit à Phéréphatta sa propre fille, après s'être uni à Déo sa mère, oublieux de
1. Clément d'Alexandrie, Protrepl., II, 5, dans la Pair, gr., t. 8, p. 76; Tatien, Ambassade pour les Chrétiens, 20 .