‹ Les mysteres de l'ecritureChapitre 13 sur 168 · XI. II · texte numérisé non relu

XI. II

AVANT-PROPOS

le caractère. Je résolus pour mon compte de connaître ce personnage. Je voulais, avant toutes choses, essayer de ses capacités à deviner le caractère ou la profession par l’écriture, et de me divertir avec lui, s’il montrait des capacités véritables ; voilà la conversation qui résulta de ma visite :

Moi. — Monsieur, vous avez annoncé que vous pouviez juger du caractère d’après l’écriture, je viens soumettre la mienne à votre critique.

Lut. — A qui ai-je le plaisir?...

Moi. — Vous allez le voir d'après mon écriture.

(Ici quelques mots écrits.)

Lui. — Hem! hem! je n’aurais pas pensé. — J’ai devant moi l’écriture d’un paysan.

Moi. — Peut-être pourriez-vous mieux deviner si j’ajoutais un seul mot?

« Ici un autre mot d'une écriture différente. »

Lot. — (hésitant.) — Monsieur, il me semble que je me suis trompé. — Vous êtes commerçant.

Moi. — Pour vous fixer tout à fait, encore un mot.

« Trois mots d’une autre écriture. »

AVANT-TROPOS.

XLLU

Lui. — Avec un regard de côté sur mes habits. Une femme ?

Moi. — Ne vous laissez pas troubler. — J’écris quelque chose encore.

« Il signe son nom. »

Lui. — Monsieur, vous êtes ou le démon ou le devin des écritures de la Gazette illustrée.

Moi. — Un des deux, monsieur. »

C’est là le cas de dire : Si nonevero, bene trovato.

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