CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
Les Compositeurs.
Nous voudrions faire passer sous votre regard la splendide pléiade des compositeurs. Il serait curieux d’étudier ces grandes natures artistiques, de
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DE L’ÉCRITURE
les voir dans leur substance intime , au triple point de vue de l’intelligence, de la volonté et de la sensibilité. Nous sommes forcés de ne donner qu’un ou deux spécimens.
Nous avons de Grétry deux écritures : celle du grand compositeur, qui est magistrale ; celle du billet intime, où l’homme se montre davantage.
On raconte que Grétry, étant enfant de chœur, demanda à Dieu de mourir le jour de sa première communion, s'il ne devait pas être honnête homme et
bon musicien. Il fut exaucé : ce fut un homme de bien et un grand compositeur.
L’écriture magistrale, nette, pleine de lumière, dit la belle intelligence en même temps que la droiture de Pâme.
Les d minuscules, liés à la lettre qui suit, disent la facilité, la liaison d’idées.
Quelques finesses disent l’homme habile.
Le G majuscule de la signature est d’une belle hardiesse, et dit un maître.
L’écriture est inclinée, assez pour le développement sensible d’une âme d’artiste : ce n’est pourtant pas la sensibilité d’abandon.
Mais le cachet spécial de cette écriture, c’est une volonté terrible, une volonté de despotisme, d’obstination, de persévérance, à laquelle nulle autre ne se compare. Si le génie est de la patience, cette nature si volontaire , si persévérante, était douée de génie.
Voyez toutes les barres rudes, hautes des t minuscules. C’est un type pour l’obstination et la volonté.
Nous avons un billet intime, moins magistral, moins appliqué, où la sensibilité s’épanche davantage (l’écriture est plus inclinée), mais où la volonté d’obstination extrême ne cesse pas son signe de manifestation.
DE L’ÉCRITURE
DEUXIÈME SPÉCIMEN
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