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semble chercher à s’esquiver du regard).
Résultante : sensibilité d’abandon.
QUATRIÈME SPÉCIMEN
Une jeune religieuse.
Beaucoup plus de volonté. Imagination plus ordonnée.
Un cœur très-aimant dans une nature grande et noble. Mais, dans cette lettre, l’àme est dans' un milieu qui lui va et qu’elle aime. Plus tard, par suite d’exaltation religieuse, elle quitta sa maison pour entrer dans un ordre plus sévère, dont sa santé ne put soutenir l’austérité. Elle rentra dans le monde.
Elle était absolument sans fortune.
Elle fut recueillie à Paris par une dame charitable. Mais elle tomba gravement malade, et c’est de l’une des salles de l’ Hôtel-Dieu , où elle mourut, que sont écrites les lignes du second cliché (page suivante).
Le chagrin, la douleur, l’agitation fébrile ont rendu anguleuse et dure cette petite écriture jusquelà calme et harmonique.
La première écriture était as-
cendante. L’âme espérait
c’était la période du
bonheur. La seconde •
écriture est descendante. La jeune fille se meurt de la poitrine.
Elle a au fond de
l’âme une profonde amertume de ne plus être dans la première communauté qu’elle aimait : « J’ai l’âme ’ | peut-être plus malade J encore . » Et puis « mou- ^ rir dans l’exil ! »
Une joie vint calmer vi un peu cette infortunée.
Sa première supérieure lui fit écrire que, si elle pouvait revenir à la santé, les portes de la ^ communauté lui se- ^ raient ouvertes de nouveau. Cette joie fit un moment diversion à la souffrance , mais le mal fut impitoyable.
DE L’ÉCRITURE
Remarquez le mouvement énergique de la volonté aux barres énergiques des t minuscules. Mais la fatalité l’emporte : les trois dernières lignes s’inclinent davantage encore sous les coups cruels de la mort.
C’est un spécimen curieux de l’influence des situations douloureuses sur l’écriture.
La grande inclinaison des lettres accuse toujours la sensibilité extrême; mais les souffrances physiques et morales enlèvent à l’écriture tout charme, toute grâce, toute poésie. Ce n’est plus que le cadavre d’une nature jeune et radieuse d’espérance.
CINQUIÈME SPÉCIMEN
Une jeune femme.
Sensibilité extrême, mais beaucoup moins d’imagination, donc plus de calme. Il y a des traits de volonté qui viennent soutenir l’énergie.
SIXIÈME SPÉCIMEN
L’abandon, la bonté, la grâce d’une créole. Peu de mouvements d’imagination. C’est la sensibilité unie à une grande douceur.
La volonté est très-faible. De telles natures sontjsouvent malheureuses.
SEPTIÈME SPÉCIMEN
Encore' une sensitive.
Femme du monde. Une riche nature, ardente dans son affection.
Beaucoup d’imagination. Vie trèspure. Intérieur où le cœur n’a pas tout^ce qu’il a rêvé. -Aspirations impossibles vers d’autres joies du cœur.
La vie pieuse est venue combler ce vide de l’àme que la réalité d’une affection vulgaire ne saurait remplir.
C’est un des spécimens les plus frappants de la sensibilité extrême que contient, seul, dans les limites du devoir, un sentiment énergique de vertu. Sans cela, le naufrage serait fait.
DE L’ÉCRITURE
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