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TROISIÈME NUANCE : SENSIBILITÉ DE SECOND ORDRE

La tête domine le cœur.

Dans les deux catégories précédentes, nous n’avons pu mettre que des écritures féminines; ici, les hommes qui ont beaucoup de cœur trouveront leur place.

PREMIER SPÉCIMEN

Écriture très-inclinée : sensibilité.

Grands d minuscules extravagants : imagination .

Barres des t terminées très -durement : volonté obstinée. La tête évidemment l’emporte et domine la sensibilité.

DE L’ÉCRITURE

DEUXIÈME SPÉCIMEN

Femme très-aimante.

Mais ici la personnalité est excessive (voyez les énormes fioritures des d minuscules); cette nature est trop concentrée, trop absorbée en elle-même pour que la sensibilité puisse la mener hors des limites que la raison lui assignera.

Puis il y a dans cette tête de Bretonne l’obstination et la ténacité de la race (voyez les très-longues barres des t minuscules). La sensibilité sera toujours vaincue. .

TROISIÈME SPÉCIMEN

Écriture de femme.

Grande sensibilité, noble cœur, dévouement, mais obstination. Imagination sans règle, personnalité, bizarrerie. Nature mal équilibrée, mais où domine un cœur d’or.

Voyez la volonté excessive, la vivacité (les mots

sont barrés vivement).

Voyez l’imagination : Ve des finales allant se perdre dans le vide ; les minuscules y, r trop prolongées.

Cette écriture est marquée du signe de la fatalité : l’écriture descendante. Toute la vie de cette femme a été une série de catastrophes.

QUATRIÈME SPÉCIMEN (page 255).

Esprit très-distingué.

Sensibilité, simplicité, bonté.

Nature très-impartiale et trèsdroite, richement dotée par le cœur.

Pour clore cet intéressant chapitre de la sensibilité, nous dirons que toute écriture qui se rapproche de ces écritures types indique un développement remarquable de l’être aimant et sensible.

Seulement, il faut bien faire attention au côté volontaire de Pâme.

On peut être né sensible, et en

même temps avoir reçu ou avoir développé en soi

une personnalité terrible, un exécrable égoïsme.

Yô

Nous n’avons étudié ces écritures que sous ce seul aspect : la sensibilité.

C’est une méthode naturelle que commande la loi de l’analyse. Quand nous connaîtrons toutes les facultés, toutes les passions, toutes les affections, prises isolément, il nous sera plus facile d’en chercher les combinaisons et l’action que les unes doivent nécessairement exercer sur les autres.

Suffisance.

ÉCRITURE TYPE

Est-il bien convaincu de son mérite, ce brave pédagogue ?

Le moi vaniteux sue par tous les pores de cette lettre.

Quelles fioritures, grand Dieu! les mots de vous adresser, la finale j'ai eu, disent l’homme aux yeux de qui nul mérite ne peut être comparé au sien.

Il a trouvé moyen, le scélérat, — spécimen unique depuis que nous étudions des écritures, — de mettre une immense fioriture à, un zéro qui termine

la date de sa lettre. C’est le nec plus ultra de la personnalité suffisante.

DE L’ÉCRITURE

Volonté faible.

ÉCRITURE TYPE

Le signe type de la faiblesse de volonté est logiquement l’absence des barres dures des t minuscules et des traits durs arrêtés brusquement dans tous les soulignements de mots.

Donc les barres des t qui seront normales , qui ne seront ni trop hautes ni trop basses, dont l’extrémité ira en mourant, indiqueront la volonté peu énergique, surtout si en même temps l’écriture n’a rien d’anguleux.

PREMIER SPECIMEN

Dans cette écriture, les t sont barrés mollement, l’écriture n’a rien d’anguleux, toutes les liaisons en sont arrondies. Nature pacifique, volonté faible.

DEUXIÈME SPÉCIMEN

Jeune homme emporté par les plaisirs qui revient au travail.

Son écriture prend de la fermeté. Ses t minuscules sont toujours barrés faiblement; quelques-uns

même ne sont pas barrés : voyez les finales de font , souvent. Mais, de loin en loin, la plume se montre un peu plus pesante, ^oyez le mot précipitant , où la volonté fait un effort et où la plume s’appuie par une espèce de point formant crochet.

Ce spécimen est très-intéressant à étudier.

Ce jeune fou, que sa famille destinait à la médecine , finit par devenir un homme sérieux. Une fois reçu docteur, il fit un noble usage de son art et de s$ fortune : il se consacra exclusivement au soin des pauvres.

L’écriture dit une nature trèssensible, très -franche, très-droite, très-généreuse.

troisième spécimen, (page 259).

Un homme plein de cœur.

Cette écriture, virile en apparence, pèche radicalement par la volonté. 11 y a des t minuscules, comme dans votre réponse 3 sachant ,

DE L’ÉCRITURE

ns

avant , départ , où la barre est à peine saisissable.

Cet homme a été malheureux pendant toute sa vie par sa grande faiblesse de volonté. .

On peut regarder celte écriture V\

comme une véritable écriture type d’un caractère bon, vrai, sans force. La vo- \a lonté a fait défaut. A /'"'v

Volonté non obstinée.

ÉCRITURE TYPE

Le signe type est la barre des t minuscules terminée par un trait d’une grande finesse. 11 semble que le mouvement volontaire expire.

De plus, l’absence de lignes rectangulaires dans l’écriture.

Toute écriture à courbes arrondies et à barres terminées finement dit une volonté sans obstination.

La vivacité peut emporter un moment, on cède à un premier mouvement brusque de l’âme, mais on revient aussitôt. Les natures obstinées n’ont pas ces lettres à courbes molles et arrondies , et chez elles l’écriture a toujours des angles.

Écriture d’intimité. Femme de talent qui écrit.

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-Xfx

Simplicité, imagination, vivacité, volonté non tenace.

C’est un des côtés faibles de cette nature éminemment distinguée. Elle manque de cette énergie puissante qui fait désirer ardemment les succès et qui les prépare.

L’étude des écritures au point de vue de la volonté a une très-grande importance.

Il est évident que d’autres instincts peuvent être puissamment influencés parla force volontaire.

La sensibilité devient dangereuse si elle n’est pas contenue. Si à une écriture très-inclinée se joint l’absence de la volonté, il est évident que l’ame, manquant de sa sentinelle vigilante, s’abandonnera et fera des fautes.

N’oublions pas que les caractères complets sont ceux où il y a équilibre, harmonie ; où la volonté se fait écouter, mais sans une obstination folle; où le cœur a son activité noble, mais soutenue par la raison dont la volonté est l’organe.

Il faut beaucoup étudier les caractères sur cette donnée capitale.

DE L’ÉCRITURE

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