Iivenecur
Goudea, et l'art parfait de cette époque témoignént du haut degré qu'avait atteint la civilisation sumérienne et qui suppose un développement millénaire.
Ce que sont les Sumériens, Sumert, les habitants présémites de Sennaar, nous l’ignorons et nous ne le saurons peut-être jamais. Par la langue, l'esprit et le sang, celle race mystérieuse, disparue de la face de la terre comme un fantôme, ne ressemble à aucune autre race humaine. La ressemblance de la langue sumérienne avec les langues touraniennes, finno-mongoles, ne suflit pas à aflirmer leur parenté’. Nous savons seulement que les Sumériens ne sont ni sémites, ni aryens. Dans le royaume suméroakkadien de Sargon l'Ancien, les Akkadi sont les « habitants des montagnes du Nord », les Sumeri — les « habitants des plaines du Sud », mais ces derniers, à en juger par leur langue, sont aussi originaires. du Nord; en sumérien le lion est un « grand chien », le cheval — un
« âne de l'Occident », le vin — « l’eau de la vie, gishlin », le palmier — « l'arbre droit? ».
Dès le [II* millénaire, avec la prédominance des Akkadiens-Sémites, disparaît peu à peu la langue sumérienne qui ne se conserve que comme la langue sacrée des prières, des rites et des conjurations, tel le latin dans notre Moyen Age.
Waixcxzer : Babyl. Geisteshultur, 7.