A IS LIN
STE : ù ; féminine. Dieu est ensemble Lui et Elle, l’'Homme- Femme.
Voilà pourquoi dans toutes les prières babyloniennes l’invocation dé Dieu est double et s'adresse à Lui et à Elle, au Père et à la Mère :
Je n'ai pas de mère — Tu es ma Mère!
Je n'ai pas de père — Tu es mon Père !
Le Dieu des Babyloniens est le Père-Mère des gnos-
tiques et des orphiques.
IT
A Suse, ancienne capitale d’Élam, on a trouvé la statue de la déesse barbue Nana (Star) :
Comme Assour elle est barbue,
est-il dit dans l'hymne à I$tar de Ninive.
Lorsqu’en Égypte on ajoutait au menton des momies féminines la barbiche sacrée d’Osiris, cet usage signifiait : celle qui au couchant, dans la naissance-mort, est femme, est homme dans la résurrection, ou, plus exactement, homme et femme à la fois, Adam-Eve, « à l’image et à la ressemblance de Dieu‘ ». Les deux sexes séparés dans le monde empirique sont unis dans le monde transcendant.
Et, de même que la déesse Istar, le dieu Tammouz est Lui et Elle, Homme et Femme,