Jeas, IV
vient au nom du Seigneur'. » Les Juifs qui n’ont pas accueilli le Christ, et les chrétiens qui l'ont repoussé, l’accueilleront et diront : « Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur. »
En parlant du mystère des Deux dans Osiris-Isis, Tammouz-I$tar, Adonis-Astarté, Atüs-Cybèle, Mithra- \nahita, Dionysos-Déméter, dans tous les dieux mourants et ressuscitants, dans les Hommes-Femmes, comment ne pas parler du même mystère dans l'éternel, le présent, le futur, l’apocalyptique Israël ?
Israël est le Fiancé et la Fiancée, Lui et Elle, Homme- Femme, de même que l’Esprit-Ruach — première manifestation de la Face de Dieu dans la Genèse ; de même qu'Elohim qui a créé l’homme à son image — homme et femme — deux en un.
Cela est dans le Père, et cela est aussi dans le Fils.
« Et on demanda à Jésus : quand viendra ton règne ? I dit : lorsque deux seront un, et que le masculin deviendra féminin et qu’il n’y aura ni masculin ni féminin®. »
Les anciens judéo-chrétiens, les Naasséniens (ophites) ont très bien compris cette parole du Seigneur : « L’essence céleste des Éons se trouve là où il n’y à ni masculin, ni féminin, mais une créature nouvelle, un être nouveau, un Homme-Femme®#, »
r. Luc, XIIL, 35.
2. CLÉMENT D'ArExANDRIE : Stromala, XIII, g2. 3. Hivror. : Philosophoum, V, e
Aünsi, dans le même point transcendant du Sexe, les deux Testaments se combattent et s'accordent : « les contraires sont concordants », +à &vr{£ouy cuypéocy |.
On ne peut parler sans effroi de ces mystères : € Abraham tomba dans l’effroi et une grande ténèbre », lorsque Dieu conclut avec lui l’Alliance du sexe, la circoncision. Mais si le sexe naturel est entouré de ténèbres ct d’effroi, le sexe double, 2:42, des orphiques l’est d’aulant plus.
€ Que ce lieu est terrible », dit Jacob-Israël, en adorant le double béthil, le phallus’kteis astral. Et le plus terrible est qu'ici le ridicule et effrayant s'unissent. € Abraham lomba sur la face et rit », ici même, devant la face de Dicu, dans la grande ténèbre et l’effroi ?,
XXX VII
Je ne me fais point d'illusion. Je sais que mes paroles ne semblent ni terribles ni ridicules, mais seulement vides de sens dans « la maison vide » où il n'y à personne pour les entendre.
« Vide et effrayant est ton monde, Seigneur’! » Et dans ce monde vide, il ÿ a une aflliction comme il n'y en eut jamais depuis le commencement des siècles.
Je parle avec le pauvre langage humain, mais je ne