‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 93 sur 198 · livre, la chevauche à son tour et, après lavoir fait galoper · texte numérisé non relu

livre, la chevauche à son tour et, après lavoir fait galoper

à mort, en devient follement amoureux.

! LeLre

€ S’approchant du cercueil, il contempla craintivement le visage de la morte, frémit et referma les yeux…

. , , É Oh, la terrible, l’aveuglante beauté !.. Il n’y avait dans le visage rien de terne, de trouble ni de mort ; il était vivant comme la vie même‘. »

La vie, le sexe à travers la mort, telle est la séduction

de cette horreur.

as der ER

C’est ici, en vérité, qu’un trou se creuse dans les entrailles de la terre et qu’à travers l’étroit entonnoir nous apercevons un autre ciel aux astres inconnus, un paradis où embaument des lis qui ne sont pas ceux de nos vallées.

€ Quant aux femmes de qualité, lorsqu'elles sont mortes, on ne les remet pas sur-le-champ aux embaumeurs, surlout celles qui furent renommées par leur beauté, mais seulement après trois ou quatre jours, alors que commence la décomposition. On prend cette précaution de peur que les embaumeurs n’abusent des COrps qu'on leur confie », relate Hérodote ?.

Hérodote ne comprend rien à cette horreur qu'il expose avec une grossièrelé morale, presque égale à la nôtre. Nous n’y comprenons rien non plus, nous « chréüens », qui tolérons la prostitution, — cet accouplement avec des cadavres vivants.

Mais Dante, en donnant un suprême baiser à Béatrice dans le cercueil, aurait peut-être compris mieux que

Page 1