‹ Les mystères de la mainChapitre 117 sur 203 · Voir page · texte numérisé non relu

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longs, ce qui dénote une grande susceptibilité , et si le pouce est fait en forme de bille.

Les doigts pointus, sans nœud philosophique, inspirent la crédulité, principalement pour ce qui tient au merveilleux.

Les vrais libertins en amour sont ceux qui ont le mont de Vénus faible, mais très-rayé, surtout s’ils ont aussi l’anneau de Vénus, parce qu’ils ont plus de désirs que de puissance, et qu’ils changent sans cesse de maîtresses, pour se donner par l’attrait de la nouveauté un appétit factice.

Dans les mains, les lignes qui descendent en partant des lignes principales sont des branches mortes, celles qui montent sont des rameaux pleins de vie.

Les ongles courts, qui donnent l’amour de la bataille, donnent avec une main paresseuse la lutte tranquille , l’ironie, la taquinerie, la critique.

Le mont de Mars, qui donne la force de résistance , donne aussi le goût militaire, surtout si les ongles sont courts.

Le nœud philosophique très-développé peut donner l’aptitude à la mécanique et aux sciences exactes, même avec des doigts lisses , seulement le mécanicien inventera et perfectionnera par intuition et sans calculs, sou-

vent en regardant fonctionner une machine: Napoléon avait évidemment la main ainsi faite, il trouvait par l’intuition instantanée, sans calculs, ces combinaisons primesautières qui ont fait sa force sur le champ de bataille.

11 n’avait pas peut-être le chiffre des mathématiques que lui refusent les phrénologues , mais il a suffisamment prouvé qu’il en avait le génie.

Il n’y a qu’une limite bien faible entre le génie et la folie, et cette limite est souvent franchie. Le Tasse nous en donne lapreuve. Lorsque toute l’harmonie d’un homme se divinise, lorsque toutes ses pensées sont nobles, que toutes ses actions sont pures , qu’il est plus près du ciel que de la terre, l’âme, qui aspire toujours à prendre son essor, ne se sentant plus retenue par la chaîne astrale depuis longtemps brisée, part un jour avant le temps pour un monde supérieur , en laissant l’enveloppe matérielle livrée au corps sidéral , et alors l’homme de génie devient un homme d’instinct, son MENS est parti, mais, comme le vase qui a renfermé un parfum précieux en conserve encore longtemps les arômes, ainsi l’enveloppe matérielle a comme une vague souvenance de sa noljlesse passée, et la folie n’est jamais dégradante.

Toute main couverte de raies indique toujours une personne dont la vie est très-agitée, ou qui se crééra elle-même des sujets continuels d’inquiétudes; si la main en outre est molle et spatulée, alors les agitations viendront de l’imagination. On se tourmentera de tout, on

clicrcliGrci partout cIgs sujets cl cilcirnies , et surtout dcius la conservation de la santé , si la personne n’est plus jeune.

Les actes humains ne s’écrivent pas seulement dans la lumière astrale, ils laissent aussi leur trace sur le visage, ils modifient le port, la démarche, la physionomie, ils changent l’accent de la voix. Chaque homme porte avec lui l’histoire de sa vie lisible pour l’initié. La nature, pour nous indiquer le méchant, ne cesse de nous donner le même avis sous mille formes différentes, semblable en cela au diamant, dont les facettes jettent mille lueurs diverses qui partent toutes de la même pierre.

Un littérateur qui a les doigts longs fatigue le lecteur ou le spectateur par le soin qu’il met à chaque détail, et il nuit ainsi à l’ensemble. Il faut des repos en littérature comme partout.

On sait que les mains molles et les doigts spatulés se trouvent chez les hommes à projets, surtout si le nœud philosophique vient s’y joindre.

La magie, c’est la comparaison d’un monde dans l’autre.

Toute comparaison faite du physique au moral est toujours juste, parce cpie la nature est si harmonieuse, qu’elle se reflète partout et toujours dans les trois mondes.

La lumière jaillit d’uu choc, rintelligence jaillit du choc des passions contraires ; sans ce choc, les grandes qualités dorment souvent et restent inaperçues. Sans le choc, le mouvement ne deviendrait pas lumière.

Un point à la ligne de cœur indique toujours un grand chagrin de cœur. Sous le doigt du soleil, c’est un chagrin de cœur causé par un artiste, ou une affaire de cœur (une passion fatale, par exemple), pouvant nuire au succès dans l’art.

Un point au cœur sous Mercure ( l’auriculaire), c’est un chagrin de cœur causé par un médecin ou un avocat, et pouvant nuire aux intérêts ou au commerce. Si les instincts sont bas, ce point sur la ligne de cœur peut être occasionné par une passion monstrueuse pour un voleur.

Les chansonniers ont les doigts lisses par l’inspiration et la base des doigts gras, qui les rendent aptes aux joies de la table et aux plaisirs sensuels ; ils ont surtout trèsdéveloppés le mont de Vénus, qui donne la mélodie et par conséquent la chanson, et le mont de Jupiter, qui donne le goût des fêtes et des repas.

Une ligne montant directement de la ligne de tête à Mercure, bien droite et bien distincte, c’est gain dans le commerce; si la ligne vient aboutir entre les deux doigts, l’auriculaire et l’annulaire, c’est gain par un art quelconque éclairé par la science.

Plus un mont est développé, et plus son influence est favorable, mais, si les lignes le rendent contraire , il donne le mal avec une violence d’autant plus grande.

Le nombre des enfants que l’on a eus ou que l’on doit avoir se trouve marqué sur la percussion de la main à la hauteur du mont de Mercure. Ces lignes sont placées en long dans la direction du doigt auriculaire et sur le dehors de la main dans l’espace qui se trouve entre la racine du doigt et la ligne de cœur ; si elles sont bien droites, bien longues, bien écrites, ce sont des garçons ; si ce sont des filles, les lignes sont tortueuses; les lignes qui sont faibles et courtes, et un peu effacées, signifient les enfants qui ne doivent pas vivre, ou qui n’ont pas encore vécu.

A la même place, mais en travers, c’est-à-dire dans la direction delà ligne de cœur, des lignes bien écrites et longues, donnent le nombre des femmes légitimes ou des maîtresses qui serviront de compagnes dans une partie de votre existence.

Une seule ligne annonce un seul mariage, une seule affection. Ces cas sont rares.

Lorsque la lune, par le développement extrême du mont et les raies qui s’y trouvent, indique qu’elle est planète principale d’un homme et que les mains de cet homme sont dures, alors son imagination sera agissante par le fait plutôt que par l’esprit, et elle le portera à des étour-

deries, à des coups de tête dangereux pour lui et pour les autres.

Les Italiens opposent aux jettatores le doigt de Jupiter {cliocniali, la force cjui résiste), et Mercure (binah, la force active qui projette le fluide) par opposition au fluide projeté.

Ils cachent le pouce, qui représente la volonté, pour éviter toute influence pernicieuse sur elle ; ils cachent aussi le doigt de Saturne, qui représente la fatalité, et Apollon, la lumière de l’ame, parce qu’elle pourrait être obscurcie par les vapeurs impures émanées du mauvais vouloir.

Chez les jettatores, c’est Saturne qui amasse le fluide et Mercure qui le projette.

En examinant la forme d’une ombre projetée, on peut deviner celle de l’objet éclairé qui la projette. Ainsi, en examinant l’ombre de la vérité, on devine la vérité elle-

même.

C’est par l’erreur qui plaît à l’ignorance que les grandes vérités sont conservées.

Jupiter pointu (lorsque la forme des doigts et des grandes lignes indique le second monde, le monde abstraetif) donne le re.net de la contemplation, c’est-adirc le goût de la lecture; la contemplation nous arrive alors présentée par l'intelligence d’un autre, qui lui donne une enveloppe lunnainc; par ienet,poui ainsi diie.

Nous avons dit, et rien n’est plus vrai, que les doigtslisses donnent l’intuition momentanée, la perception spontanée, subite, l’aptitude à juger au premier coup d’œil.

Chez les gens bien organisés, c’est-à-dire dont la main indique le bon sens, même sans une intelligence supérieure, la première idée avec les doigts lisses est toujours la meilleure. Mais, par la même raison, les gens dont les mains indiquent la propension à l’erreur par la déviation de la ligne de tête, le manque de logique indiqué par le peu de développement de la seconde phalange du pouce, le mont de la lune trop intense, ces gens-là, disons-nous, devront ne pas suivre leur première impulsion, qui sera probablement fausse, mais attendre et rélléchir, et surtout consulter avant d’agir.

Nous répéterons encore que l’excès de développement d’un mont, lorsque les autres ne sont pas en rapport avec lui, ne devient pas une force, mais une fièvre dans la qualité donnée par ce mont. > Cet excès peut même conduire à une monomanie, si la ligne de tête et la logique sont faibles.

Si l’on yeut rester convaincu de l’aspir et de l’expir de l’électricité par les doigts, on en obtiendra la preuve dès le commencement de l’exercice de la chiromancie. A. peine aura-t-on examiné quelques minutes une main, fût-ce la main la plus jolie, la plus coquette, la plus élégante, la main soignée de la femme la plus charmante, la plus jeune, la plus fraîche, que l’on sentira une

odeur de phosphore, une légère odeur de marée, qui s’en exhale évidemment.

Or, tous les chimistes vous diront que l’électricité a une odeur de phosphore, et que les os surtout de notre corps en sont remplis. C’est le respir électrique qui se dirige vers vous, attiré par le courant de votre volonté, alors fixée sur l’étude de la chiromancie. Nous avons longtemps cru nous tromper, mais, comme le même phénomène se représentait infailliblement à chaque expérience, nous avons dû nous rendre à l’évidence.

Nous aurions pu en chiromancie entrer dans beaucoup plus de détails; nous aurions pu, etc était notie première idée, donner un résumé des divers systèmes chiromanciques avancés par Bélot, Goglenius, la Chambre, Tndagine, et surtout Taisnier, qui les résume tous, mais nous n’aurions fait que rendre la science plus difficile et plus obscure pour le lecteur. Tout est dit, selon nous, ou à peu près. Cependant nous pouvons conseiller

aux personnes avides d’érudition quand même de consulter les auteurs dont nous venons de citer les noms, à la condition de n’en accepter que les signes qui pourront s’expliquer par la logique, en prenant pour base notre point de départ. On trouvera chez ces auteurs des systèmes consacrés par la tradition, et admissibles par cela même; mais leurs livres renferment aussi beaucoup d’erreurs, et leurs innombrables complications, rarement motivées, surchargerafent inutilement la mémoire.

Toutefois nous croirions avoir donné incomplètement

les éléments de la science, si nous ne parlions pas ici des signes fournis par les lettres de l’alphabet hébreu, qui forment une chiromancie à part en dehors de la naturelle.

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