Philosophie occulte, livre II, p. 215. La Haye
chaque individualité, et que c’est de la diversité seule que résulte l’harmonie.
Nous partirons du nombre 10, où nous nous sommes arrêté. Le nombre 10, on le sait, c’est le nombre parfait.
Toutes les dizaines sont bonnes, selon saint Martin.
« Les nombres unis à la décade, dit-il, ne représentent jamais l’image de la corruption et de la difformité. 2 et 5 même, les deux qui divisent le dénaire, ne sont mauvais que lorsqu’ils sont isolés. Unis au dénaire, ils perdent leur caractère mauvais et difforme '. »
Selon saint Augustin, le nombre 11 est mauvais. La loi c’est 10 ; 11 c’est la transgression de la loi, c’est un chiffre en dehors de la loi, c’est le péché; 11 est le nombre de la révolte, 11 est composé de deux colonnes qui représentent l’antagonisme; et l’antagonisme, la lutte après la loi, c’est la révolte.
11 en kabbale représente le grand agent magique, la force occulte et aveugle lorsqu’elle n’est pas dirigée.
Agrippa le dit aussi
Le douzième nombre est divin, parce qu’il sert à mesurer les corps célestes et qu’il aide au gouvernement des esprits. 12 en kabbale est le nombi’e de la pierre philosophale.
Le nombre 13 n’a pas, chez les kabbalistes, la signification funeste qu’on lui attribue. Saint Martin ne l’examine pas sous ce point de vue.
1. Nombres, par saint Martin, édition autographiée. Taris, 1843