SIGNATURE DE MARS
Les personnes nées sous l’influence de Mars sont de taille au-dessus de la moyenne , mais fortement constituées, sans être lourdes. Elles ont la tete courte, petite, épaisse, le front haut et découvert, et le cervelet très - développé. Leur face est ronde et couverte de taches; leur peau est dure, ferme et d'un rouge brun, surtout vers les oreilles ; leurs cheveux sont épais, courts, crépus aux extrémités, roux , ou d’un blond ardent, couleur donnée par la planète rougeâtre, semblable à un charbon en feu; leurs yeux sont grands, pétillants et hardis; les pupilles, de couleur marron ou d’un gris rougeâtre, se fixent en parlant, ce qui rend leur regard ferme et dur; le blanc de l’œil est injecté de sang; la bouche est grande, les lèvres en sont minces, petites et serrées : seulement la lèvre inférieure est plus épaisse; les dents larges, courtes, aiguës, en forme de scie, disposées à l’instar des dents de dogues, bien rangées et d’un émail jaune, sont enchâssées dans des gencives saines ; leurs sourcils sont bas sur les yeux, droits, épais, et se froncent facilement; leur nez élevé, aigu, se recourbe un peu en forme de bec, les narines sont ouvertes et dilatées ; leur menton
saille en avant ; leur barbe est dure et courte ; les oreilles sont petites, éloignées de la télé; les cartilages en sont durs, et les cavités et les plis en sont nettement accusés; les joues sont osseuses et les pommettes saillantes. Le type exagéré de Mars est fidèlement représenté par la figure enluminée du polichinelle français. Les gens nés sous cette influence marchent la tête relevée ; leur cou est court, fort, musclé et d’un rouge bleuâtre, les veines apparentes; leur poitrine est très-large {7iemo est forti pectorosior Marte , a dit un poëte^);elle est bombée, la peau en est couverte de taches, et leurs épaules sont aussi larges et charnues ; les deltoïdes sont développés surtout ; leur dos est épais et chargé de chair, ce qui donne à leur cou une apparence courte ; les reins sont larges, les articulations sont fortes, les extrémités sont robustes et les os gros; le ventre est relativement peu saillant ; leurs cuisses sont plutôt courtes que longues, et leurs jambes sont musclées. Ils marchent à grands pas. Leur voix est forte, altière et retentissante ; ils sont pétulants et dominateurs. Leurs mouvements sont brusques, rapides : ils ont, comme dit Dumas, des gestes dévastateurs ; les domestiques qui cassent beaucoup sont sous l’influence de Mars. Les gens que cette planète domine peuvent, et ce sont là leurs bonnes qualités, être magnanimes, libéraux , d’un caractère généreux et digne , et d’une grande prodigalité ; ils méprisent le danger et n’at-
1 Ue humana physiognomonia. Porta, Rolhomasi, mdcl, p. 223 1. IV.
tachent aucun prix à la vie. Ils aiment les panaches, le rouge, les couleurs voyantes, les armes étincelantes, les trophées, le bruit, le mouvement, l’odeur de la poudre qui les enivre. Ils fréquentent de préférence les cafés, les lieux de réunion bruyante, où les ^ liqueurs fortes sont distribuées; ils aiment le jeu, les conversations animées, l’orgie, tout ce qui aide à passer le temps. Ils parlent haut et veulent dominer la voix des autres. Ils sont brusques dans leurs paroles, comme ils sont brusques dans leurs mouvements. Ils s’irritent des contradictions et s’emportent facilement. Ils sont violents et pleins d’orgueil. Portés aux plaisirs sensuels, et surtout aux plaisirs lascifs de l’amour, ils sont hardis auprès des femmes et savent s’en faire aimer. C’est toujours l’alliance de Mars et Vénus.
Ils sont tenaces, batailleurs, violents, audacieux, téméraires, exagérés dans leurs récits quand l’influence de la planète est forte. Ils mangent beaucoup, presque avec voracité, et de préférence des viandes saignantes; ils parlent surtout de traits de hardiesse, d’actions d’éclat et font volontiers leur propre éloge. Ils exercent de préférence les états où le sang coule, comme la chirurgie, la boucherie. Ils aiment les spectacles sanglants.
Selon Salluste, Catilina avait la peau d’un rouge de sangb Cassandre, la prophétesse véhémente, avait la peau d’un rouge de feu et des yeux ardents^. César Borgia