SIGNATURE DE LA LUNE
Les gens nés sous l’influence de la lune ont la tête ronde, large au-dessus des tempes*, à la place où se trouve l’organe de l’imagination ; le haut de leur front où se trouvent phrénologiquement placées la causalité et la comparaison est peu apparent, mais la partie du crâne qui borde les yeux et donne les qualités perceptives est très-saillante. Leur teint est blanc mat, pâle, quelc[uefois teinté de légères couleurs-, leur peau est maculée, leur chair est molle. Ils sont grands', musclés
1. On a vu que les grandes tailles sont des signatures de Saturne et de la Lune; ce sont les types purs. Cependant elles peuvent se trouver sous toutes les influences astrales, mais moins fréquemment, surtout chez Mercure-, Par la même raison, Saturne et la Lune peuvent influencer des hommes petits ; il n’y a pas de règle sans exception, et les exceptions elles-mêmes s’expliqueront plus loin par les mélanges.
en apparence, mais leurs muscles sont spongieux; leur corps est peu velu ; leur figure est large et pleine ; leurs cheveux sont fins, souples, longs, blonds et peu épais ; leur nez est court et un peu étroit relativement à l’ampleur de leur face; le bout en est rond. Leur bouche est petite, leurs lèvres sont fortes, proéminentes, et font la moue; leurs dents sont larges, grandes, jaunes, souvent mal rangées et mauvaises ; leurs gencives montent haut et sont pilles; leurs yeux sont ronds, gros, clairs, saillants, avec une prunelle d’un gris bleu, voilée^ vague, et comme noyée dans son orbite', les paupières en sont larges, épaisses : leurs sourcils sont joints, blonds, peu apparents, et comme estompés; leur menton, gras et épais, est un peu fuyant; leurs oreilles sont collées à la tète.
Leur cou est assez long, blanc, charnu, et garni souvent de plis circulaires semblables à des fils ; leurs épaules sont larges, charnues; les lombes, chez eux, sont trèsdéveloppés; les pectoraux (muscles de la poitrine), chez les hommes, et les seins, chez les femmes, sont mous et plissés ; les hommes et les femmes ont des hanches gonllées et exagérées qui leur donne une difficulté dans l’allure. Leur ventre est très -fort; leurs jambes sont lourdes, massives, et gonflées à la cheville; les attaches des membres sont lourdes, et leurs pieds sont grands et épais. En général, leurs formes sont boursouflées ou vanlootées, comme disent les peintres.
Les lunatiques sont changeants, capricieux, égoïstes; ils aiment à voyager, mais pour obéir à leur instinct
d’inconstcance; ils sont froids, languissants, paresseux, mélancoliques, peu portés à l’amour. La vie de famille n’a pour eux que de faibles attraits. Ils sont plutôt mystiques que religieux, flegmatiques, et comme tous les flegmatigues, lents de corps et souvent d’esprit; toutefois, leur imagination est très-active, lorsqu’elle se nourrit de rêves. Ils ont des intuitions magnétiques, des rêves prophétiques; ils se trouvent souvent en rapport avec les mondes extérieurs, surtout lorsqu’ils se trouvent dans la solitude, auprès des lacs ou des fontaines; Numa consultait près d’une fontaine la nymphe Égérie. Ils aiment les arts, mais la peinture fantastique, la littérature romantique; ils font volontiers des vers, et ont une grande aptitude pour Vharmonîe. En général, ils ont beaucoup de la complexion des femmes.
Théophile Gautier offre un véritable type de la Lime, modifié par Vénus.
Les femmes influencées par la lune sont dévouées; elles se donnent facilement, mais plutôt par manque de force de résistance que par amour. Cependant elles ont un homme préféré, qu’elles trahissent sans le vouloir, mais qu’elles aiment toujours.
Les gens de ce type, parmi lesquels on trouve les navigateurs ou les gens qui s’occupent d’affaires maritimes, aiment le voisinage de la mer; ils élèvent de préférence des animaux aquatiques, comme des canards, des oies, des cygnes, des poissons. Ils réussissent dans les travaux hydrauliques et habitent volontiers sur les bords des fleuves ou des torrents. Ils sont incertains.
inquiets, peu belliqueux, et ils manquent de confiance en eux-mêmes ; aussi sont-ils peu aptes à devenir orateurs. Ils sont aussi peu capables de mener à fin une affaire qui exige de la persévérance ; ils sont plus généreux en paroles qu’en actions ; ils mangent beaucoup et avec gloutonnerie; ils boivent peu, mais du vin pur. Ils ont toujours un sujet d’inquiétude; ils s’alarment surtout pour leur santé. Ils sont lourds, marchent lentement, se fatiguent vite, et font, lorsqu’ils sont en voyage, des haltes fréquentes. Leur principal caractère est celui de la Lune : la mobilité et l’inconstance. Ils aiment les couleurs blanches et jaunâtres.
Leurs mains sont potelées, molles; la première phalange de leur pouce est courte ; leurs doigts sont lisses, courts et pointus ; dans la paume, le mont de la Lune est très-développé relativement aux autres. Les littérateurs de ce type ont les doigts pointus^ parfois spatulés, mais les mains molles.