‹ Les mystères de la mainChapitre 179 sur 203 · MAQUET · texte numérisé non relu

MAQUET

Porta, et Carus api-ôs lui, basent l’art de la connaissance des liomines sur la ressemblance avec tel ou tel animal. Les conséquences de cette similitude établissent entre tous les êtres une harmonie d’instincts dont les hommes peuvent, en vertu de leur organisation supérieure, faire des qualités du premier monde.

Sans discuter les preuves avancées par ces deux maîtres ès sciences, nous admettrons la vérité de leur système puisqu’il repose sur la grande loi d’unité et de simplicité qui régit la nature. Nous l’appliquerons aujourd’hui même à l’étude que nous voulons faire sur M. Maquct, collaborateur de Dumas, et l’un de nos illustres littérateurs.

Toute personne qui voit M . Maquct pour la première fois est frappée du type énergique que présente sa physionomie. Ses cheveux châtain clair rejetés en arrière, ondoyants plutôt que bouclés, plantés sur son vaste front comme l’est une crinière, son nez large à la racine et dont les narines sont puissantes, la forme do ses yeux, l’expression de. son regard et de sa bouche, tous ses traits enfin lui donnent une ressemblance remarquable avec le lion, de toute antiquité consacré au Soleil par les astrologues et les kabbalistes.

M. iMaquet tient des instincts du lion, illuminés par rcxercice continuel de son intelligence, la générosité,

!a noblesse de caractère, la fierté, la délicatesse, un attachement véritable pour ceux qu’il estime ou qu’il aime, une impétuosité naturelle modérée par la droiture.

M. Maquet a donc pour astre dominant le Soleil, comme l’indiquent l’annulaire spatule et le mont d’Apollon trèsdéveloppé. Mais le Soleil, en lui donnant des qualités supérieures, ne lui a pas donné en entier le bonheur hors ligne qu’il accorde (mais rarement) à ses favoris; le Soleil lui donne le goût des arts, des choses belles, des chevaux, du luxe, de l’apparat, mais il ne lui accorde que par intervalles la réussite brillante, et il veut qu’elle soit conquise par un travail énergique, une lutte incessante, et c’est pour cette lutte indiquée dans les mains par des lignes solaires qui sillonnent, en plusieurs f ragments, le monticule de l’annulaire, qu’il lui a donné ses qualités viriles, rainour de là justice et le sens droit.

M. Maquet doit réussir, mais par secousses et en employant toujours de nouveaux enhrts.

L’influence du Soleil, en outre, est combattue chez lui par celle de la Tmne (riinagination), qui porte vers le roman les qualités de vérité et de bon sens que lui apporte l’inlluence solaire; la Lune promet davantage à i\L Maquet. Une ligne part du bas du mont consacré à cette planète, et s’élève jusqu’au mont de Mercure en côtoyant la plaine et le mont de Mars; c’est réu-ssite ou gain donné par l’imagination.

Voici pourquoi M. Maquet fait un romancier célèbre au lieu d’un historien de première ligne.

Jupiter, qui lui fait aimer le faste, lui a fait choisir

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aussi d’instinct la caiTièi’e où il devait le mieux réussir et par laquelle il devait arriver plus vite à la fortune. Le Soleil, la Lune et Jupiter rinlluencent donc tout d’abord; puis ensuite arrivent, mais plus secondaires, les iniluences de Vénus, de Mars, puis de Saturne, qui est utile à M. Maquet sans lui être précisément favorable, et en dernier, à un degré moindre, celle de Mercure.

Le Soleil donne à M. Maquet les doigts de la même longueur que la paume, c’est bon sens, manière de voir juste et sage; cette disposition est augmentée par la signature de Saturne qui lui donne la main longue (les détails)et les nœuds philosophiques' etd’ordre matériel; c’est donc bon sens secondé, corroboré par le calcul. M. Maquet eût été éminemment apte à toutes les sciences exactes, à toutes les études philosophiques, aux conceptions les plus sérieuses de l’esprit humain, s’il n’eût été distrait par l’influence de la Lune. Toutefois, quelque puissante que soit son imagination, il conserve, par l’influence militante des astres, assez de force pour la retenir et l’empêcher d’aller jusqu’au vagabondage. On peut en juger d’après ses œuvres dramatiques, qui sont toujours échafaudées avec une grande raison, une intelligence supérieure et une admirable tenue, qui amènent infailliblement le succès. Ln fait d’art dramatique d’ailleurs, M. Maquet est loin d’avoir dit son derniei-mot. Son pouce, généralement long, indique presque autant de

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