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LIGNE DE VIE

VVo wilst du kïiliner fi'omdling hir , wassuchst du hier in lleiligtluim.

Zauherc. Ilote.

Oii vas-tn, téméraire profane? (ine cherclies-tn dans ce saiiclnaire ?

l'ifite enchantée.

Toi commence le côté pénible de la science, ici déjà nous commençons à mordre dans la pomme du bien et du mal. Ici nous apprenons à lire dans la main des personnes que nous aimons : mort prochaine ou vie maladive, existence pénible, perte des yeux. Nous supputons dans la nôtre combien d’années encore nous réserve l’a-

venir, et si le pronostic nous menace, nous disons: la science est menteuse. Mais l’idée reste et tourmente.

On peut aux gens qui vous consultent dans le monde ne pas tout dire. On peut ne pas leur révéler les choses pénibles lorsque, marquées du sceau de la fatalité absolue, elles sont inévitables môme par les efforts réunis de la volonté et de l’intelligence.

Ici nous ne devons rien cacher, mais nous devons dire aussi que la volonté, si elle ne peut éviter une fatalité, peut tout modifier, même la fatalité indiquée par la ligne de vie.

On ne peut nier l’influence du moral sur le physique. Les chagrins, s’ils ne tuent pas, abrègent évidemment les jours.

Un désir de mourir très-sincère est un lent suicide. Un désir de vivre bien ardent prolonge l’existence, surtout si la foi s’en mêle.

Nous indiquerons un jour dans un autre volume, car aujourd’hui nous expérimentons encore, le germe mor- . bide que chacun apporte en venant au monde et qui se trouve nécessairement écrit dans la main ; et ceux (|ui seront menacés par la chiromancie, pourront alors savoir comment ils sont menacés, éviter tout ce qui pourrait favoriser les progrès du mal, et chercher avec le secours des gens de l’art les moyens, non pas de guérir la maladie, mais de la prévenir ou au moins de l’atténuer. Et pour y parvenir mieux encore nous pourrons facilement indiquer les penchants qui concourent à la pei-le, et que l’on aura sans doute , car la nature donne tou-

jours, quand elle veut accélérer une œuvre, soit de croissance, soit de destruction, toutes les facilités, toutes les passions, en un mot, toutes les aptitudes nécessaires à son but.

On connaîtra la partie faible de son être, et l’on pourra en réformer les défauts physiques, comme on corrige les défauts du caractère.

On a dit, et cela est très-probable, que le docteur Portai, né phthisique, et instruit de son état par la médecine, a su prolonger sa vie au delà de 80 ans.

Il serait plus facile encore de changer la nature des enfants, qui, par sa fraîcheur, sa souplesse, se prête si merveilleusement à toute amélioration.

Car, à l’exception des étoiles dans la main qui annoncent des fatalités inévitables, mais dont il est permis à l’homme de faire des fatalités heureuses, à l’aide de son intelligence, toutes les lignes peuvent s’agrandir ou diminuer et même disparaître à la longue.

11 s’en forme même de nouvelles, tous les chiromanciens l’affirment, et nous l’avons expérimenté par nous même.

Selon nous, les lignes natales seraient tracées par l'influence des astres, mais elles peuvent être contrôlées, et par conséquent modifiées par le cerveau auquel elles soumettent ces influences qu’il adopte ou rejette, selon son bon plaisir.

La volonté qui, à chaque minute, à chaque instant se trouve en communication directe avec la main, son ministre, son esclave, comme un gentilhomme avec son

valet fidèle, y creuse à son tour ses impressions, ses désirs, comme l’eau cjui tombe goutte a goutte, et sans cesse creuse le rocher, et altère ou perfectionne la forme première Que lui avait donnée la création.

Ainsi la Providence, tout en indiquant les limites de notre vie, nous a donné le pouvoir de les porter plus loin par un travail constant de notre vouloir.

Et pour que nous ne puissions en douter, elle nous en fournit chaque jour la preuve en nous montrant que tout s’acquiert par un travail assidu.

Labor omnia vincit improbus

a dit le grand initié Virgile.

La ligne de vie, on le sait déjà, est celle qui contourne le mont du pouce.

Lorsqu’elle est longue, bien formée, doucement colorée, entourant complètement le mont du pouce, c’est l’annonce d’une vie longue, heureuse, exempte de maladies graves; c’est aussi le signe d’un bon caractère.

Lorsque la ligne de vie est pâle et large^ elle annonce une mauvaise santé, des instincts méchants, et de la disposition à l’envie en général ; les lignes larges et pâles donnent toujours l’influence mauvaise des lignes , c’està-dire le contraire des qualités apportées par les lignes longues et bien colorées.

Si la ligne de vie est courte : c’est une vie de peu de durée.

Si la ligne de vie est rompue dans une main et failjle dans l’autre : maladie grave.

Lorsque vous voyez dans une main cette ligne brisée

et que dans l’autre main la ligne de vie continue, vous pouvez, en toute assurance, dire à la personne qui vous consulte qu elle a eu une maladie qui l’a mise à deux doigts de la mort. Ce signe ne trompe jamais. U est bien entendu que la maladie passée n’offre plus aucun danger, ne fait aucune menace pour l’avenir. C’est un fait °accompli gravé dans la main et qui ne s’effacera qu’avec

le temps.

Si la branche inférieure de la ligne coupée se recourbe vers le mont du pouce, c’est mort inévitable, et sans rémission; si elle se recourbe vers la paume de la main, il y a quelque espoir do prolonger la vie.

Si laligne est rompue dans les deux mains, c’est : mort. Si la ligne de vie est double, c’est luxe d existence. Ligne de vie mal formée, faite en chaîne: vie pénible,

maladive.

La ligne de vie, large et d’un rouge foncé : homme violent et brutal.

Livide, mêlée de quelques rougeurs : homme colore jusqu’à la furie.

Lorsque la ligne de vie, au lieu de partir du dos de la main, entre le mont de Jupiter et le mont de \enns, entre l’index et le pouce, jette une grande ligne ou des ramaux sur le mont de Jupiter, de .sorte qu’elle semble

partir de ce mont, c’est: ambition; puisque toute l’énergie de la vie se tourne vers le mont de l’orgueil , mais c’est aussi presque toujours réussite, comme : conquête d’honneurs, de rubans, de décorations, de hautes dignités.

Si la vitale est coupée par une multitude de petites lignes, c’est : maladies nombreuses, ou au moins maux de tête si les lignes sont capillaires.

La vitale jetant des rameaux vers la rascette, en bas vers le poignet, c’est : pauvreté, perte d’argent.

La rascette se trace sur le poignet vers la partie matérielle de la main, et pour cette raison les lignes qui se dirigent vers elle signifient : déchéance.

Si la ligne de vie se réunit avec la ligne de cœur et la ligne de tête, c’est ; malheur et presque toujours mort violente. La vie est en péril quand la tête et le cœur sont dominés et entraînés par la puissance de l’instinct vital qui marche en aveugle vers tout ce qui est danger.

Lorsque la vitale ne se joint pas avec la ligne de tête et qu’il existe un grand espace entre les deux lignes, c’est : sottise, envie, vanité, mensonge, et souvent perte de ses* biens, c’est la vie qui accomplit son cours sans être éclairée par l’intelligence.

Lorsque la ligne de vie est séparée de la ligne de tête par un grand espace vide, et surtout lorsque ces deux lignes sont larges et rouges, c’est signe de cruauté, de vanité, d’amour de l’argent et d’entêtement, c’est aussi un signe de mort violente. Cette fois la tête n’est plus absorbée, elle ne donne plus de conseil et l’instinct n’en demande plus, l’un et l’autre agissent selon leur vouloir.

Nous dirons encore, et nous ne saurions trop le répéter, qu’un signe isolé ne suffit pas pour établir une opiniôn défavorable en chiromancie; c’est une forte présomption, surtout lorsque les pronostics viennentde la ligne de vie ou de la saturnienne, mais d’autres lignes favorables peu\ent en diminuer ou même eu détruire 1 effet. Un cliiiomancien doit, avant de rien décider, étudier la main tout entière et baser ses assertions sur le résultat de ses calculs.

Si l’espace dont nous venons de parler est occupé par de petites lignes, c’est : bêtise et infortune, envie.

Des lignes partant des deux côtés de la ligne de vie (intérieur et extérieur) et tendant vers le haut, c est : richesses et dignités; c’est l’aspiration de la vie vers les choses élevées.

Une ligne inégale de forme, c’est-a-dire plus cieuse dans un endroit que dans un autre, annonce la colère et la véhémence des passions, c’est; humeur inégale. Bifurquée h son point de départ, près du pouce, la vitale annonce un homme vain ; c’est une existence indécise, deux branches signifient antagonisme- et immobilité; c’est impuissance et par conséquence naturelle : vanité.

Si la ligne de vie est très-rouge à son point de départ, c’est un signe de perversité d’esprit, c’est : violence qui

aveugle.

Ua ligne de vie longue, mais très-mince, c’est : mauvaise santé, et si elle est mal colorée, mal tonnée et

entrecoupée, c’est : vie courte.

La ligne de vie discontinue, indique des infirmités na-

turelles; s’il se trouve un creux au milieu, suivi de plusieurs points, c’est : mort subite.

Lorsqu’elle est rompue, elle annonce un grand danger à l’âge où elle correspond sur la ligne de vie b

Si la ligne de vie est grosse partout, c’est : colère allant jusqu’à la bestialité; creusée profondément, c’est: brusquerie, brutalité.

Si elle est longue, mais grêle, c’est : mélancolie, envie, caractère soupçonneux.

Les rides sur la ligne de vie indiquent des maladies : la place où elles se trouvent sur la ligne de vie indiquent l’âge où elles doivent arriver.

La ligne de Mars, sœur de la vitale, forme une seconde ligne de vie, et elle suit intérieurement la première dans le parcours du mont du pouce, et en répare les ruptures et les défectuosités.

Elle annonce des succès dans la carrière des armes, si elle est surtout claire et rougeâtre ; et comme elle apporte un excès de force vitale, elle donne ordinairement l’amour des femmes et l’intempérance.

Si cette ligne est longue et accompagne la ligne de vie jusqu’au bout, c’est signe de richesses jusqu’à la fin de la vie.

Lorsque les lignes sont mauvaises, elles sont réparées par les lignes doubles que l’on appelle sœurs; mais si ces dernières sont mauvaises aussi, c’est-à-dire, mal faites, contournées ou brisées, le mal est double, et par con-

i. Voir page 238.

tre, si les deux lignes sont également bonnes, le bien

qu’elles annoncent est doublé.

Une vie courte, une morte subite sont indiquées par une ligne courte avec deux lignes adjacentes parallèles.

La ligne de vie traversée par des lignes maladies, ou accidents, changements de position.

Une ligne de vie peu colorée,

étroite : mauvaise santé.

Cercles sur la ligne de vie:

occasions de meurtres.

Un rond sur la ligne de vie :

perte d’un œil.

Deux ronds sur la lignede vie :

perte des deux yeux.

Rameaux qui partent de la ligne de vie et vont vers le bas, c’est: déchéance, perle de santé.

Des rameaux qui partent de cette ligne et vont vers le haut, c’est : violence de désirs, exubérance.

Si des rameaux plus forts partent du mont de Vénus en traversant la ligne de vie et les autres lignes principales , c est :

amours qui détruisent la destinée.

LES MYSTÈllES DE LA MAIN. 235

S’il se trouve un point profond sur la vitale : mort violente.

Une croix sur la ligne de vie, lorsque les rameaux coupent cette ligne, c’est : infirmité mortelle; si les rameaux de cette croix creusent des sillons dans la ligne de vie : mort à l’époque indiquée par la place où se trouve la croix.

Une croix à la fin de la vitale : homme bon et capable, mais menacé de la perte de ses biens (tradition).

De petits trous noirs ou des figures carrées au commencement de la vitale : homme porté au meurtre.

La ligne de vie envoyant des rameaux vers le milieu de la ligne de tête, c’est : honneurs et richesses.

Si ces rameaux s’étendent sur la plaine de Mars, c’est : richesses et honneurs après de longues épreuves.

Les lignes qui, partant du creux de la main , montent vers la ligne de vie, la traversent et continuent sur le mont du pouce, sont d’un funeste présage; elles signifient blessures.

Les plus belles lignes ont des rameaux en haut et en bas.

Lorsque la ligne de vie se bifurque en arrivant vers la rascette, c’est : changement dans l’existence à une certaine époque de la vie, et si alors une des branches de la ligne de vie va vers le mont de la Lune, c’est : disposition à la folie ou exaltation.

Une ligne de vie qui se bifurque dans le bas annonce un dédoublement possible de l’existence à la fin delà carrière , c’est-à-dire des dispositions à l’impuissance

d’esprit, souvent causée par l’excès du travail de tête. Cette ligne assez commune chez les hommes de lettres et les artistes, leur conseille de ne pas forcer leur travail, et de l’abandonner lorsque l’extrême fatigue arrive, sous peine d’être frappés d’impuissance de cinquante à soixante ans; en se reposant à temps, on annule cette menace.

Les anciens kabbalistes partageaient la ligne de vie en sept ou dix compartiments représentant dix années, et ils vous annonçaient ainsi à quelles époques devaient arriver les maladies, les blessures, en examinant dans quelle cases les signes qui les représentent se trouvaient placés. 11 suffit, pour faire un calcul semblable, de partager également la ligne de vie en sept ou dix compartiments représentant chacun dix années d’existence

Toutefois les chiromanciens opéraient ainsi cette division.

Ils plaçaient la pointe fixe d’une branche de compas sur la racine de l’index, et la pointe de 1 autie bi anche, au milieu du mont du Soleil , et en formant ainsi un cercle la pointe passait à travers la ligne de vie en laissant un espace qui représentait les dix premières années de la vie. Pour former le second cercle, ils plaçaient la pointe du compas destinée à tracer les cercles entre l’annulaire et l’auriculaire, et complétaient le ceicle en passant encore sur la ligne de vie; ils traçaient ainsi le second compartiment des dizaines représentant 20 années, puis ils ])laçaient la pointe agissante du compas sur le mont de Mercure, et traçaient, en complétant le cercle, le troisième compartiment sur la ligne de vio

donnant 30 années. La pointe active de l’instrument passait ainsi sur l’extérieur du doigt auriculaire à la racine de la troisième phalange; ce qui donnait ZiO ans. Si la ligne se prolongeait encore, on faisait, en conservant les mêmes distances, passer la pointe du compas sur la ligne de cœur, à l’endroit où elle vient se tracer sur la percussion de la main, ce qui donnait 50 ans. Chaque cercle, on le sait, représentait 10 années; arrivé au septième cercle (70 ans), on diminuait d’un tiers la distance d’un cercle à l’autre ; pour 80 ans on diminuait cette distance d’un tiers encore, et l’on continuait ainsi jusqu'à cent ou cent dix ans s’il y avait lieu.

Les anciens chiromanciens faisaient partir la vie, comme on le voi-t, de Jupiter (la divinité), et du Soleil (la lumière). Jusqu’à 10 ans, l’homme appartient à la fatalité pure, puisque la raison ne le guide pas encore. L’être se forme, s’agite pour croître; l’espace des dix premières années est plus grand, et comme il appartient à la fatalité, il se trouve co'încider sur la ligne de vie avec une ligne tirée de l’axe du médius (Saturne). Les années vont en espaces égaux jusqu’à GO ans. Alors la force vitale rétrograde, les fluides se dessèchent et s’évaporent, la ligne suivante se rétrécit d’un tiers. A 80 ans, par des raisons semblables, elle se rétrécit d’un tiers encore et continue ainsi jusqu’à la fin de l’existence qui devient ou inerte par le corps, ou inerte par l’esprit.

Nous donnons ici la gravure d’une main ainsi distancée: chacun peut faire un semblable travail sur sa main, savoir, en examinant avec soin, la ligne de vie, les épo-

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