‹ Les mystères de la vie futureChapitre 20 sur 32 · TROISIÈME CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

TROISIÈME CONFÉRENCE

La justice, pas plus que le bonheur, ne saurait habiter la vieprésente; c'estdonc dans la vie future qu'il faut l'attendre.

lre partie.La. justice ne peut pas être de ce monde, on en est convaincu en étudiant à la lumière de la philosophie les différentes sanctions que le monde peut offrir à la loi morale.To utes ces sanctions sont imparfaites : la sanction naturelle parce que le vice et la vertu n'ont pas toujours,l'un le mal,l'autrele bien, pour conséquencesinévitables;la sanction légale, parce que les lois humaines punissent, mais ne récompensent pas, que beaucoup de coupables sont épargnés par elles et qu'elles ne connaissent pas de la plupart des crimes; la sanction sociale, parce

que ni l'opinion ni l'autorité ne peuvent la prononcer sûrement ; la sanction de la conscience, parce qu'elle est toujours variable et relative; que l'habitude de la vertu en diminue la satisfaction et que celle du vice finit par éteindre le remords.

2e partie. La justice n'a jamais été de ce monde, on en est persuadé en étudiant à la lumière de l'histoire le spectacle que le monde nous donne dans les temps passés et dans les temps modernes. La révolution, qui se pique de rétablir la justice, n'a fait que la rendre encore plus rare. Le dévouement, le patriotisme, la sainteté, sont toujours dé ce monde, la justice jamais.

Conclusion. Ici le combat, ailleurs la couronne. . 54-76

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