OU LA SITUATION SE COMPLIQUS
di RNA RATE Cr tu
s'endormir sur le rôti se rendit de | de St Simon la fortune dont vous bonne heure à la résidence de lalaviez l’usufruit. J'espère que comtesse. vous avez pu faire pendant douze Ursule lui ouvrit la porte et |ans des économies suffisantes pour l’invita à entrer dans le salon. vous mettre hors des atteintes de La comtesse ne tarda pas à pa-|la misère.
raître. —Monsieur Caraquette, dit la Le malheur l'avait complète | comtesse, je vous remercie de vos ment bouleversée. Ses traits|sympathies. Quand aux cancane étaient éraillés et son teint avait|qui se font sur la mort du viperdu ea fraîcheur. Elle avait| comte, je vous prie de croire qu’il un grand cerne SOUS 868 yeux. n’en est rien, Mon fils vit et est Elie était revêtue d’un simple|en parfaite santé. Aujourd’hni peignoir sous lequel se dessinaient |il est sain comme une rave. Si les beautér plastiques de son|vous voulez le voir je vais Le faire corp La comtesse ne passait sppeler. Il ne doit pas être bien pes la trentaine et paraissait ad-| lin.
mirab'ement bien conservée. Eile PA COHEN si à er .|sur un timbre.
s’inclion devant Caraquette qui
me sur le timbre.
s'était levé pour la ealuer. Ursule parut.
CORAN, sd ag a VO T| La comtesse lui demanda de PERTE ce qui me procure l’honneur de PA BASE C AD MERE c’est le votre visite à St Jérôme. 7 he ob il 1 à GOrps,
.. —Madame, je respecte votre|…. Alt Ré he —0 douleur après les rudes épreuves Pite fit son apsrition dans le sa- n6 vou lon.
que la Providenca vous à en | Bigre, dit Caraquette en le je puis voyées. Je sympathise beaucouptoisant des pieds À la tête, le ques m avec voue, mais je ne puis tran-|bambim a rudement grandi de- vous d siger avec mon devoir, quelque puie quelques mois. eur ia | pénible qu'en eoit l’accomplisse-| __Sa maladie, dit la comtesse, Meebià ment dans les circonstances pré-| était une meladie de croissance. travers sentes. En ma qualité d’agent| Carsquette ho:ha le tête d’un un de ! de la famille de St Simon je dois 'gjr de doute et tirant une taba- Cara w’euquérir auprès de vous de la |tière de son gousset il aspira une nôtre | vérité de certair2s rumeurs qui|prise. Il cligus de l'œil et regar- la grèv circulent an enjet du vicomte. On Gant le gamin entre les deux À Bo dit Que votre enfant rst mort. Si voeux il lni dit : $ lait pot c’est le cas vous savez que je dois! __Comment Vappelles-to, mon : La « verte aux héritiers collatéraux | gros ? | quette
vous
que louze pour es de
it la e vos ncane ua vi-
qu’il et est d’hui », Si , faire à bien
doigt
Le petit Pite à qui le père Sans-| disant: Voyez vous-même et façon avait fait la leçon, répondit | assurez-vous dela vérité.
avec aplomb :
“Jo m'appelle le vicomte de Bouctouche.”
—Tu ne vas pas au collège ?
—Oui, monsieur, mais je suis en vacances à cause de la mort de mon père.
—Carsquette, après avoir jonglé quelques instants, reprit : C’est bien vicomte, vous pouvez sortir à présent. Je veux rester seul quelques minutes avec votre mère.
Le petit Pite sortit du ealon.
—Madame, fit l’homme au chapeau de castor grie, je ne suis pas encore convaincu de l'identité du vicomte, Il me reste encore une preuve à obtenir. (Cette preuve, c’est le signe qu’il porte sur son corps, l'empreinte du castor.
—Oh, monsieur Caraquette, s’il n6 vous manque que cette preuve, je puis vous la fournir dans quel.
ques minutes. Tenez, approchez-
vous de cette fenêtre qui s’ouvre eur ia rivière. Ecartez le rideau
et voyez mon fils qui se prépare à traverser le courant à la nage avec on de ses petits camarades.
Caraquette s’approcha de la fenôtre ct dirigea ses regards vers la grève.
Eu effet, le gamin se désabillait pour se jeter à l’eau.
La comtesse présents à Oaraquetts une lunette d’opérs en lui
Caraquette prit la lunette et la braqua sur le petit Pite qui était justement en train de mettre eon caleçon de Lain.
Sur la circonvolation gauche du postérieur de l'enfant, il avait vu distinctement lempreinte de castor avec les mots travail et concorde.
L'homme au chapeau de castor gris laisea tomber ses bras d’an air découragé,
Il était vaincu par la preuve.
Il se tourna vers la comtesse et lui dit : Madame, je mets bas les armes. J’avais cru à un complot entre vous et votre mari pour garder la fortune des Saint-Simon.
Je fais amende honorable à la mémoire du comte et je vous demande de me considérer comme un ami et un protecteur dévoué.
Maintenant armez-vous de courage car j’ai une triste nouvelle à vous annoncer. Ici Caraquette raconta à la comtessele vol du trésor des Bouctouche commis dans son hôtel.
La comtesse pâlit, et après quelques instants elle parut reprendre son sang froid. Après une minute de réflexion elle dit à Caraquette :
—Je crois connaître le voleur.
Il n’y en a pas d'autre que Cléophas, un domestique de mon
mari qui se trouvait avec lui à (avec l’homme de cour du <uré et Ste Thérèse, au moment de sa|par sor inflaence il avait obtenu mort, de l’emploi dans les mines de —Cléophas, dites-vons, mais |fer.
c’est l'individu qui a été arrêté] Bénoni était nf licheur de prepour avoir tiré un coup de pisto-|mière force. let sur votre servante; Cléophas| Son gosier était devenu un véqui s’est évadé de la prison defritable Sahara. Ste S holastique. Soyez sans| Il buvait comme les sables de crainte, madame, dans quelque:|ce désert.
jours de scé'érat tombera entre| Lorsqu'il était cassé il recoules mains de la justice, sil n’est |rait à des emprunts effectués, au pas rendu aux Etats-Unis. Les dé-|détriment de la bourse d’Uraule, tectives de Montréal, Lafond et| La pauvre fille avait épuisé ie Riché, ont la chose en main. I!|petit trésor de ses économies pour finiront, j'en suis sûr, par mettrelsatifaires aux exigences de son la main sur le pot aux roses et à amant.
pincer le coquin. Pendant la visite de Caraquette Pendant la conversation qui |Bénoni était entré dans la cuisine suivit entre Caraquette et la com-|de la comtesse où son amoureuse tesse, un bruit assez étrange se était en train de faire le blanchisfit entendre dans la cuisine. Bieu-|sage de la maison. tôt se furent des éclats de voix.| Ursule les cheveux en désordre des sacres et un fracas de vaisselle était penchée sur sa cuve et s’uqui se cassait. sait les jointures sur une planche La comtesse se lava précipitam- |à laver. Des grosses gouttes de ment et courut À la cuisine. Là [sueurs perlaient sur le front de la elle vit Binoni qui était en trainlieun® fille et tombaient dans la de crêper la chevelure à sa bien- [cuve d’où s'élevait une buée fade aimée et de tout démolir dans let chaude.
l'appartement, | Bénoni, qni était entré en tibrbant s'approche Ce la jeune fille XX et lui passa un bras autour de la taille.
ConcLus10N.
Ursule lâcha le linge qu’elle Bénoni après l’attentat sur Ur-|frottait sur les cannelures de ea
sule était resté à St-Jérôme où il planche et d’un coup de coude
espérait rencontrer Caraquette. [violent elle se débarrassa de lé- 11 avait fait la connaissance |treinte du pochard en disant :
B par « ves € lui r go-lo trent le ter tu à Cré 8 une sous.
—(| mp ça moi u te fais bines.
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—J geoise argent gniole pendar
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de ea > coude de lént :
—Veux-tu t’arrêter !
Bénoni d’une voix entrecoupée| ques mots pour rétablir l’ordre
par des hoquets chargés des effluves de la boisson qu’il avait bue lui répondit :
—Tieus, Ureule, il y a pas de go-long. Faut que tu me prêtes trente sous, je te remettrai ça dans le temps du gagne.
—Bénoni, il y a longtemps que tn im’achales pour de l'argent.
Cré saus cœur! tu viens trouver une créature pour avoir trente sous, Faut que ça finisse |!
:—Oré tête sèche! Est-ce commg ça que tu traites un ami? Tire moi un trente sous de suite où je te fais péter ma main sur les babines.
—Pas d’affgires ! Bénoni! jai mon lavage à faire et si tu ne fiches pas ton camp tout de suite j'appelle la bourgeoise.
—Je m’en moque de ta bourgeoïise Ho, l! Ursule, tire ton
Madame n’eut qu’à dire quel-
dans ea maison.
D'un geste majestueux elle montra la porte au tapageur qui s’empressa de décamper.
Caraquette après une heure de conversation avec la comtesse la décida à partir le lendemain matin pour Montréal.
Le train de sept heures ramena dans Montréal la comtesse de Bouctouche, Ursule, Caraquette et Bénoni, ce dernier s’était fait payer son passege par Ursule.
Caraquette rendu à son hôtel devint jongleur.
La police n'avait pas mis la main sur le voleur au trésor de Bouctouche. Partant il lui était impossible de payer la rente à la comuiesse.
Celle-ci pour échapper à la mière loua un magasin sur la rue
| Craig et ouvrit un débit de tabac,
argent où bien t’attrapperas une | de cigares et de ginger ale.
gniole dont tu te souviendras |
pendant quelque temps.
En arrière du magasin dans son ealon particulier elle vendait
Ursule se replia le corps au-|de la boisson sans licence.
dessus de ea cuve et recommençn
Les habitués de son caté étaient
à frotter son lings sur la plarche. | Carsquette et Bénori.
Bénoni saisit eon amante par eon waterfall et la renversa.
Ursule servait la Bar et par son minois agaçent elle faisait venir
Bénoni était en train de dorner | l’eau au moulin.
une tripotéa à Ursule lorsque la
Cléophas de aon côté menait ln
comtesse parut dans l’entrebaille-| vie à grandes guid-s, semant Por
ment de la porte de Ia cuisine. La présence de la bourgeoise ent pour effet d’assobrir Bénoni.
autour de lui.
Il apprit par l’ertremise d’une des pratiques de la comtesee que
Caraquette le cherchait avec des| Traduits devant le recorder les détectives pour le livrer à la po-|prisonniers furent condamnés lice. Il résolu de se verger. chacun à trois mois de prison Un soir, il engagea le père|pour ivresse et tapage. La com- Sansfaçon pour faire le tour de la|tesse fat condamnée à trois montagne. mois de prison pour avoir tenu En revenant en ville il enten-|une maison déréglée dit de la musique dans le restau-, Le petit Pite, passe ses vacaurant de Madame de Bouctouche. | ces à Ste Thérèse Il entra dans la boutique et ren-| Le père Sansfaçon n’a pas été contra Caraquette et Bénoni. plus heureux que les autres. Il Naturellement il eut des coups | a été trouvé ivre dans sa voiture, de donvés. On brisa les carafes, | sur la rue Jacques Cartier, et conles chaises et une partie de l’a-|damné à un mois de prison. meublement. Ursule a été internée au Boa La police arriva et toute la| Pasteur.
maisonnée fut arrêtée.
(Fin de ln première partie)
Troi puis 1 avons partie
Nos que Ca n0ni, & le reco pour av boutiq 1 rière de
Six h de la pr sous ler
C’étai l'heure (
Ce m:
procha c de Cara allaient où lefek melles e
L’emp qu'ils n jour-là. 1 leur sent dépouille pour re]