SCÈNE VI
FÉRAND, seul.
(Quand tout le monde est sorti par la droite, on entend frapper à h porte de gauche.)
Personne ! je n'ai pu rien saisir dé leur entretien... Cette lettre que j'ai vue tout â l'henic en bas, celle iellre cachetée aux armes de la marquise d'Harville et adressée à Rigolette. où peutellcêlre? Celtcouvriéreneconntît pasMm^d'Uarville , mais le prince la connaît, et il y' a, trois mois qu'il a Fleur de Marie en son pouvoîf ; depuis ce temps, efforts, ruses, persévérance, fatigues, tout a été iiuilile; mais où là cache-t-il donc? Ah! celle Itllre ! celte lettre... (Clieichiint,) Rien ! rien ! (Tombant assis.) Moi! moi! à mon âge, dominé de la sorte. S'il va des furies, au lieu de remords, elles ont choisi pour moi cet épouvantable amour. (Avec rage.) Miiis ôtez donc de. mon cœur celle main de fer qui l'écrase, ce féu qui le ronge!... Et ma tête, ma léte, qui ne sait plus penser, qui oublie la réalité, et rêve... rêve toujours... (Se levant.) Si on venait... il faut chercher, vile... (Cri de joie.) Ah! lavoilà!... la voilà!... C'est d'elle, clic a écrit cela! (Il rit.) Elle est chez Mine d'Harville... Oh 1 celle fois, lu es à moi, bien
à moi, celte fois! car je connais ta retraite
l'audace et l'or feront le reste... Oui , l'or pour elle, je sacrifierai de mon or... de mon sang... rien ne me coulera, rien... Je braverai tout... (Avec menace.) Le temps, l'absence, les obstacles, loin de calmer ma passion, l'onl exaspérée jusqu'à la frénésie.