‹ Les mystères de Paris (volume 2)Chapitre 59 sur 96 · M""= D'HARVILLE · texte numérisé non relu

M""= D'HARVILLE

Oh! vous avez raison... il n'y a pas une âme plus grande, plus belle que la sienne... Pourquoi faut-il que son cœur ait été si cruellement blessé...

FLEUR DE MARIE

Lui... si bon , il aurait des chagrins?...

M^e D'HARVILLE.

De bien amers; ce malin même il m'apprend qu'une circonstance fatale vient de réveiller dans son cœur les plus douloureux regrets, au sujet d'une fille qu'il idolâtrait, et qu'il a perdue toute enfant... C'est pour cela que je vais le rejoindre à Paris.

FLEUR DE MARIE

Vous ne resterez pas long-temps?

Mme D'HARVILLE.

Non, mon enfant; dans l'après-midi nous serons de retour. M"'C Dubreuil, en présidant à la pêche de l'étang, aux apprêts du mariage du fermier Baslicn , qui a lieu domain, restera près de vous ; s'il y a , pendant mon absence,31quelque aumône à faire... vous savez que vous avez tout pouvoir...

FLEUR DE MARIE

Merci , merci , madame... consoler les douleurs que j'ai senties, c'est un double bonheur... Allons, puisqu'il le faut, partez pour quelques heures, votre présence aimée calmera le chagrin de mon bienfaiteur... Il avait une fille!... Ohi comme elle l'aurait aimé... adoré... car enfin, elle aurait entendu dire partout que son pore secourait le pauvre, relevait le faible, donnait à l'abandonnée force et courage , et quoique née princesse , et prés du trône, elle eût été encore plus fiére du cœur de son père que de sa naissance souveraine.

Mme D'HARVILLE.

Marie ! Marie 1 ces paroles , cet enthousiasme, sont notre plus douce, notre plus chère récompense.

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