ACTE V, TABLEAU XI, SCENE llf
qui, en longeant les murs du parc, a di\ se glisser jusqu'à la grille, nous donnera le signal aussitôt que la voilure sortira de la cour.
BENOIT
Allons! viens.
LE MAITUE-D'ÉCOLE.
Un Instant.'... Il fanl lont prévoir... Dans le cas où l'alTaire ne rt^ussirait pas, ne perdons pas de l'oeil Fcrantl; nous aurons à causer a\cc lui...
«Comment ?
LE MAITKE-U'ÉCOLE.
Il y a de l'or quelque part ici... J'ai mon idée... (On cniend.Tiit plusieuis coups do feu.) Qu'est ce donc?... Sont ce les noires qui attaquent... ou sommes-nous attaqués?... Viens!... viens!...
SCÈiNE III.
FÉRAND, puis LE M.VITIVE-D'ÉCOLE, BtNOlT.
FÉKAKD, arrive seul prccipiuimnicnt, il e3t suivi tic prCs par le MaitreirÉcoIc et l'cuoit, qui l'observent.
L'attaque a manqué... il ne me reste qu'à fuir et à emporter mon trésor. Il est là... (Il va à un lionc il'arbre, écarte quelques branches et en lire une cassciie. ) Fuir! oui... mais je connais la route du prince qui m'enlève Fleur de Maiic. . Je le suivrai de loin... Je m'all.icherai a ses pas comme le tigre à sa proie... La surveillance dont il entourera sa fille peut f.iillir un jour, et je sei.ii vengé des tortures de cet exécrable amour. Oui, Fleur de Marie, la mirt seule peut assouvir une passion qui n'est plus maintenant que haine et perle... (Apercevant un homme qui traverse la route en fuyant.) On vient ! Malédiction ! ;ll se cache derritre un aibre et suit l'iiomme des yeux. Au moment où il va aller à sou trésor, lu Maitre-d'Kcole lui barre le passage..
LE JIAITHE-d'ÉCOLE, qui s"est approché de lui Icuteinent.
J'ai à le parler.
FÉBA>0.
Que veux-tu!
LE MAITuio-d'école, ù Benoit qui reste au fond. Uenoit, veille par là. (A Féraud.) La moitié de ton or?
FÉBA>D.
Je n'ai pas d'or.
LE MAITRE- d'Eco LE.
En entrant dans ce bois, tu avais une ca.sscttc à la main... lu las cachée... Il nous en faut no- Ire port.
FEnANU.
Crois-tu m'intimider?...Tu oublies qu'on nous poursuit.
LE MAITUE-u'ÉtOLE.
Perdus ensciublc ou sauvés ensemble.
FÉBA>D.
Soit!
LE MAITHE-D'ÉCOLE.
Tout le mal que j'ai fait, quel en a été le prit? La misère, la peur, cl de temps en temps seulcnicnt l'oubli acheté par l'orgie. Je ne veux plus de cette vie-là.
FÉnA^D.
Change-la, si lu peux ?
LE MAITHE- D'ÉCOLE.
Je veux celle que tu t'es ménagée; nous nous étions partagé la puissance du mal, à moi la brutale énergie ; à loi la ruse, le mensonge, l'hypocrisie... 11 faut partager aujourd'hui le fruit de celle infernale alliance.
FÉUA>'0.
Ma réponse est : Je ne veux pas î
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Je suis obligé de fuir et sans ressource. Veustu?
FÉllAND.
Non I
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Nous sommes deux... Veux-tu ?
FÉRAI^D.
Non î
LE MAITUE-d'ÉCOLE.
l>ep;iis long temps tu conçois le crime et i^ l'exécute,.. Si à celle heure, poussé à bout, j'allais concooiret exécuter... Prends garde... ce sera terrible.
FÉBA>'D.
Tue-moi, j'emporte mon secret.
LE MAlTRE-D'tCOLE.
Je ne le tuerai pas, et tu me conduiras toiméuie à ton trésor... Encore une fois, ce sera terrible...
FÉRAND
Essaie!
BENOIT, venant rapidement en scène» 0.1 vient! on approche I
FÉRAND, au Malire-d'École.
Faut-il fuir... faut-il nous cacher?
LE MAITRE-D'ÉCOLE
Cachons-nous ensemble.
FÉRAND
Dans ce caveau 1
LE aiAITRE-D^ÉCOLE , à Eciiolt.
Tu sais ce que je l'ai dit... il le faut.
(Toi'S trois descendent dans le regard.)