‹ Les mystères de ParisChapitre 42 sur 84 · ACTE 111, TALLEAU lY, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE 111, TALLEAU lY, SCENE II

LE MAITUE-d'Î-COLE, ivre, mais sans ball)uiicr ; sa voix seulement est plus rauquc ; son corps ne chancelle pas , la surexcitation produit en lui une sorte de fiivre de coltjre.

Je ne demande rien , mais je ne veux pas , enleiulez-votis bien tous , je ne veux pas qu'on ôte Fleur de Marie d'ici.

FÉUA>'D, au i>Iaîire-d'Eco!c.

M;iis vous nie penneltrcz bien de nie faire accoaipagncr par elle?

LE maitre-d'école, s'avançant sur lui.

Elle ne sortira pas !

f ÉRAND , avtc un violent cCfort, à part. Silence, ma culcrc !

noDOLPUE, au J'aîtve-d'ÉcoIe.

Quoi ! avec son niailre?

LE maitre-d'école.

Si c'est conime cela, rcndcz-la-moi, je la veux. (Il s'avance vers Fleur de Marie, qui se réfugie pris de Rodolphe. ) FLECR DE .MARIE, à Rodolphe.

Sauvez-moi de lui!

RODOLPUE.

Retirez-vous, misérable!

LE maitre-d'école.

Nous allons en voir des misères.

rodolpue', s'avançant.

Vous ne la touclicrez pas.

LE maitre-d'école.

Je !ic la toucherai pas !...

(Il s'élance vers Rodolphe, qui le repousse violemment et le fait lomhcr sur un genou.) LE maitue-d'ÉCOLE, se relevant.

Ah ! c'est comme ça 1 tu surprends ton monde .. Tu ne sais donc pas que quand j'ai bu j'en vaux six?...

LE CUOrRlXEiR, entrant.

El moi sept, quand je défends mes amis. (Il saisit le Maitre-d'i''colccirûtreint vigourcuscuicnt.)

LE maitre-d'école.

Chourineur, lu vas me laisser!

LE CIIOIRINELR.

Monsieur Rodolphe, je sais bien qu'avec les coups de poing de la fin... vous en seriez venu à bout... mais ça vous aurait sali les mains. RODOLPHE, au Chourineur.

Merci, mon ami. (,\ Fcrand.) Fuyez I cmniencz-ia. (A Fleur de Marie.) Soyez sans crainte. fÉR.\>'D , à part, eunV^naiii Fleur de Marie.

Allons, pour me la livV r, ils se sont donne du mal.

FLEUR DE MARIE

Merci,.. Je suis sauvée !

LE MAITRE-D'ÉCOLE

Chourineur, je me vengerai !

LE cuouRi>EUR, au Maîtrc-d'Fco'e.

Chante la Marseillaise si ça t'amuse; mais ne bouge pas.

Page 1