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Coïque ma sœur soit un peux mieux actuelment et hor de danger cepandant la maladie un peu longue quelle a éprouvée l’a laissée dans une grande foiblesse qui la met dans l’imposibilité de rien faire qui exige de lattention sans nuir au rétablissement de la santé c’est pourquoi M.
veullez bien . agréér au prince ses regrets de ne pouvoir lui écrire et recevoir en même temps de ma part les assurances etc.
J’ai l'honneur d’être etc.
Stusge « Rainéés
P. S. Dans la première lettre que vous nous écrirez nous esperons surtout que vous nous tirerez d'incertitude en nous envoyant le non du prince, san cela le romans deviendroit froi et sans interes.
À Mademoiselle S..., Païnée, à Paris.
Nancy, le 17 novembre 1785.
Je reçois à l'instant, mademoiselle, votre lettre du 15: il m’est impossible d'y
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répondre en détail aujourd’hui, je me bornerai à vous observer, que jai lieu d’être étonné de quelques passages qu’elle contient, qui tendent à faire croire que vous regardez ceci comme un roman.
Croyez que vous êtes dans l'erreur : rien n’est plus sérieux que tout ce que je vous ai écrit, et je ne vous cache pas que si le prince venoit à être instruit de la manière dont vous avez recu ses offres, le dépit pourroit les lui faire porter ailleurs où vous pouvez croire qu’elles seroient recues avec empressement ; car je suis bien aise de vous prévenir qu’il est loin d’être habitué à des refus: ses qualités physiques et morales, le rang qu’il tient dans le monde, sont des motifs assez puissans pour qu’il ne doive pas s’y attendre. Croyez que je ne vous parle que pour votre bien, et pour celui de votre sœur : j’attends une réponse prompte et satisfaisante ; car, si le prince arrivoit, je n’oserois lui montrer celle que je viens de recevoir, et pour lors votre silence seroit sûrement mal interprêté; si, contre mon attente, vous tardiez plus de