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nn ouvrage que j'ai envoyé à une académie dont je suis membre, et je n’attends que sa réponse pour le rendre public : je vous en ferai passer un exemplaire si vous voulez bien me le permettre. — J’ose croire que vous voudrez bien me dire où en sont vos opérations et si vous espérez réussir.
Avouez, monsieur, que cela seroit bien commode pour faire des enfants par lettre.
Permettez-moi cette petite saillie de gaieté et pardonnez-moi les petites incorrections de style que vous pourrez trouver dans cette lettre: je ne suis pas encore bien familier avec la langue française que je ne parle que depuis un an. — Jai l’honneur d’être , etc.
Réponse.
Paris, le 24 novembre 1785.
Votre chère lettre du 14, monsieur, m’a été envoyée de Versailles ; j’étois venu ici
INR NN CNT EN IN SN SRE
ne 70 ss
pour lever une demi aune de toile chez ma marchande, au Palais Royal, n° 40°
ne connois que par oui-dire les expériences dont vous me parlez : je les trouve trèscurieuses; mais je vous avoue que j'ai peine à me persuader qu’elles soient réelles. J'ai approfondi autant que personne tout
e qui a quelque ra pport à la génération; et dans ce cer -là j'ai toujours été fort peu curieux de l’artificiel : ainsi n’en parlons plus.
Je suis en effet plus à portée que personne de faire des expériences sur les ani- Maux , avan à ma disposition tous ceux qui composent la ménagerie de notre auguste souverain. Vous me faites naître l’idée de m’en occuper. Dès que je serai de retour dans mon gouvernement, je mettrai la main à l’œuvre et ce sera avec le plus grand plaisir que je vous communiquerai mes découvertes : ainsi n’en parlons
* M. de la Roche se livre ici à une facétie autorisée par le genre de la communication qui lui est faite.
TT
au Dior
plus et croyez-moi, monsieur, votre dévoué serviteur.
LA ROCHE, Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.
À M. Lefort, rue Saint-Jean-de-Beauvais, à Paris.
Nancy, 27 novembre 1785.
Devant bientôt aller faire un petit voyage dans la capitale, mon cher monsieur, j'ai pris des renseignements sur les virtuoses dans les deux instruments que je cultive.
On m’a assuré que vous aviez perfectionné la flûte et le hautbois, et que le basson prenoit sous vos doigts toutes les inflexions de la voix humaine : je vous avouerai franchement que je ne connois aucunement ce dernier instrument, et je ne croyois pas que le pincé de l’anche püût s’accorder avec le pincé de l’anche du hautbois, ou avec lPembouchure de la flûte, que vous
FFT VO VOUS