‹ Les mystifications de Caillot-Duval avec une choix de ses lettres les plus étonnantes Suivies des Réponses de ses victimes Introduction et éclaircissementsChapitre 64 sur 69 · AA V1, TM MA PROS RP NN) TS · texte numérisé non relu

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attractive qui est de 3 liv. je vous observerai, monsieur, que je fais payer ici à Paris mes toupets 24 liv. et 30 liv. Je vous envoie cy joint un model de votre front * que vous presenteray et que vous decouperay à Pair de votre visage dans votre gout envoyer la couleur de vos cheveux, dire si vous en avez face sur les tempes, et derrière et autres observations, etc. Il faut commencer par un toupet avant d’en faire d’autre ne faisant point de perruques étant beaucoup plus difficiles à réussir éloigné et sans aucune mesure je vous prie de m'indiquer les personnes qui me remettront l’argent, et à qui je remettrai en même temps le toupet. — J'ai l'honneur d’étre;sétct

CHAUM...

* Ce modèle était un morceau de papier coupé en rond.

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A M. Taco**”, bourrelier, à Paris (10).

Nancy, le 25 décembre 1785.

L'amitié inaltérable, mon cher monsieur, qui m’unissoit à ce bon M. Taco.…, votre parent (car je vous crois seul du nom), m'engage à vous faire l'offre du petit Caillot, mon unique fils aîné, pour être l’époux légitime de votre petite Taco… te (en supposant que vous en ayez une). Voici ce que je peux donner: 27,000 livres d’argent comptant, que j’ai gagnées à la sueur de mon front; une maison de 22,000 liv., dans la rue Saint-Martin, et un petit terrein d’environ 150 liv..de rente, du côté de Montmartre. Vous voyez que cela est bien raisonnable. Je me réserve en sus une pension viagère de 3000 liv. J’ai de plus une maison d’environ 12,000 liv., dans cette ville, et mon fils la trouvera. Si cet arrangement vous convient, mandez-moi ce que vous donnerez à votre fille. Ce mariage est le moins que je doive aux cendres d’un ami respectable. Votre réputation

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brillante dans tout ce qui est du ressort de la sellerie, bourrellerie, en un mot, dans tout ce qui concerne le cuir; votre réputation, dis-je, m’a encouragé à la demande que je fais aujourd’hui, et je crois, d’après les renseignemens que j’ai pris, que votre fonds est considérable.

Mon petit Caillot a dix-huit ans, il n’est pas mal tourné. Je vous parlerai plus en détail dans ma première lettre.

Croyez-moi bien affectueusement, mon cher monsieur, votre, etc.

Réponse.

Paris, le 31 décembre 1785.

Votre lettre du 25, mon cher monsieur, m'a fort surpris, ne sachant pas avoir l’honneur de vous être connu. Vous voulez sans doute parler de M. Taco..., qui remplissoit, avec tant de vérité, les rôles d’ivrognes, de savetiers, etc., et qui avoit ']

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acquis tant de célébrité sur les grands boulevarts; mais quelqu’honneur que dût me faire sa parenté, je suis obligé d’avouer que nous ne sommes pas de la même famille : en conséquence, je serai forcé, en conscience , de refuser les offres que vous me faites, puisqu’elles n’ont pour motif que ma parenté avec votre ami défunt. Si cependant vous n’avez personne en vue pour l’établissement de votre fils, j’ai une fille qui, à la fortune près, lui conviendroit très bien : elle est fort bien élevée pour son état, assez jolie, grande et bien faite; elle vient d’avoir seize ans. Je ne comptois pas la marier encore, mais votre démarche auprès de moi, ce procédé que je ne dois qu’à la mémoire de votre ami, me donnent la plus haute idée de vos sentimens ; et ce seroit le plus grand bonheur pour ma fille d’entrer dans une famille aussi respectable.

Ses espérances sont assez considérables, vu qu'elle est seule; mais, pour le moment, je ne puis que la garder chez moi avec son mari, et les enfans qui en viendront, et qui seront la consolation de ma vieillesse.

Donnez-moi incessamment de vos nouvelles, et mandez-moi si cet arrangement s'accorde avec les vôtres.

Je suis très cordialement, mon cher monsieur, etc.

TACO...

À M. Aub.….., organiste à Nancy * (11).

Paris, le 19 décembre 1785.

Un de mes proches, qui arrive de Nancy, mon cher monsieur et bon ami (passez-moi cette expression familière, indice certain d’un cœur sans fard), m’a raconté à son déguêtré (notez qu'il est venu par le coche), une petite aventure qui vous est arrivée depuis peu ; elle vous fait beaucoup d’honneur dans le public ; mais je vous avoue qu’elle m'a paru si plaisante que je voudrois en savoir par vous-même les détails. Je veux parler de

* L'auteur faisait mettre cette lettre à la poste de Paris.

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