VII. — Bereean probable de TEspèee humalBe
Quel a été le berceau probable de l'Espèce humaine, ou tout au moins des races qui peuplent l'ancien continent? On laisse à part, bien entendu, tout point de vue monogéniste ou polygéniste, c'est-à-dire les théories qui font descendre les races humaines, soit d'un seul couple, soit de plusieurs couples.
Le problème a été attaqué isolément, à l'aide de méthodes tout à fait indépendantes, par les anthropologistes, par les linguistes et par les philologues. Entreprises dans des voies si différentes, les recherches
ont abouti presque identiquement à la conclusion suivante : le berceau de l'Espèce humaine est vraisemblablement la vaste région entourée par THindou-Koush et le Bolor (Belourtagh) à l'ouest; par l'Altaï et ses ramifications au nord ; par les monts King-Kan à Test ; par les monts Kouen-Loun au sud-est; et par l'Himalaya au sud-ouest. Les deux parties les plus remarquables qu'elle comprend sont le plateau de Pamir et le désert de Gobi.
I. Anthropologie. — Les anthropologistes se sont fondés sur les caractères physiques des peuples et sur leur distribution géographique * .
Les trois types fondamentaux, blanc, noir, jaune, de toutes les races humaines sont, en effet, représentés dans les populations groupées autour du massif central de l'Asie.
D'autre part, on a retrouvé et suivi les traces des migrations de ces peuples dans les temps préhistoriques. Les squelettes enfouis dans les couches géologiques et les instruments fabriqués qu'on a rencontrés auprès d'eux en sont les monuments authentiques. Enfin, la place que dans la stratification géologique occupent les terrains où reposaient ces débris révèle l'époque approximative de ces migrations.
Dernier fait qui vient corroborer les deux premiers, c'est de l'Asie que nous sont parvenus nos animaux domestiques les plus anciennement soumis.