F. Lenormant, Origines de l'HisL, tome II, page
2. C'est cependant ce que le Concile de Trente ordonne de croire sous peine de damnation éternelle. Notons en passant que F. Lenormant était profondément catholique; mais il avait cette qualité suprême qu'on appelle la sincérité.
origine, était et ne pouvait manquer d'être artificiel, au moins en partie. Il avait pour point de départ des traditions légendaires colligées de différents côtés, et aussi l'impression des indices extérieursqui révélaient une parenté entre les divers peuples que l'on cohnaissait.
t Ces réserves faites, il n'en reste pas moins vrai que le chapitre X de la Genèse constitue le document le plus ancien, "!e plus précieux et le plus complet sur la distribution des peuples et leurs affinités ethniques dans le monde de la haute antiquité. C'est là ce que toute critique impartiale et de bonne foi doit reconnaître. Quelle que soit la date, et de sa rédaction et des sources qui y ont été mises en œuvre, il est incontestablement le plus ancien document de ce genre qui soit parvenu jusqu'à nous, car l'Egypte ne nous a pas légué un tableau méthodique des peuples qu'elle groupait dans chacune des quatre grandes races de son système d'ethnographie, et ce que l'on possède des écritures de Babylone et de la Chaldée ne contient non plus rien de semblable. Par là même et par l'exactitude générale de ses informations, il fournit une base d'un prix inestimable pour les recherches historiques de la science qui s'occupe de grouper les nations par familles naturelles et de rechercher leurs origines. Enfin, bien qu'il ofTre certaines lacunes, rénumération qu'il fait est si riche et si abondante qu'on en chercherait vainement ailleurs une pareille '.