IV. — Le chemin de la Chine et les pilotes de Jean Ango
Est-il vrai que les Français ne soient allés dans l'Inde qu'en i52g, et qu'ils ne se soient pas préoccupés d'un passage à la Chine par le nord-ouest? — Epoque assignée à la première navigation des Européens en Chine, d'après M. Sinibaldo de Mas, et à celle des Français, d'après M. Pauthier. — Canons demandés aux Européens par l'empereur de Chine, au temps de François Ier. — Rapprochement entre les rapports de la France avec les Mongols sous saint Louis, sous François Ier, et la marine française lors du traité de Tientsin. — Premières navigations françaises dans l'Inde indiquées par Barros avant celle des Parmentier, capitaines dieppois, en 1529. — Contrat de Jean de Verazzano avec Ango, vicomte de Dieppe, pour un voyage aux Indes. — Détails sur cet illustre armateur , d'après des manuscrits de
Rouen et de Dieppe. — Sa cour maritime : Pierre Crignon, Jean et Raoul Parmentier, savants, lettrés et poètes. La recherche que les Français ont faite jusque sous Louis XVI, et qu'ils commencent sous François Ier, d'un passage aux Indes par le nord-ouest, répond victorieusement aux accusations d'indifférence et d'inertie dirigées contre nous sur ce point. — Ce qu'écrit Pierre, martyr d'Anghiera , au sujet du secret d'un détroit. — Voyage entrepris à cet effet par Jean Verazzano; partie inconnue du rapport qu'il en fait au roi de France. — Quelle a été la fin de ce navigateur. Commentaires des Italiens, des Espagnols et de M. Biddle sur sa dernière entreprise. Jérôme Verazzano. — Double caractère des navigations françaises dans l'Inde au XVIe siècle. — Les doctrines des quatre amirautés de France sur la liberté des mers, près d'un siècle avant les Hollandais, sont encore un titre d'honneur qu'il nous est possible de revendiquer.
V. — L'Hydrographie d'un découvreur du Canada et les pilotes de Pantagruel 22 5
Les épaves historiques. — Manuscrit laissé par Jean Alfonse , pilote saintongeois. — Combien -peu ce pilote a été connu jusqu'aujourd'hui; son manuscrit donne par certains côtés un aperçu de sa vie et permet aussi de suivre les questions maritimes et politiques de son temps. — Double aspect de cette Hydrographie. On y trouve, à côté du Moyen âge avec ses superstitions, l'effet produit sur les esprits par les découvertes récentes encore incomplètes. — L'Hydrographie de Jean Alfonse, par cela même, est un élément précieux de comparaison avec l'ignorance des temps antérieurs et les progrès qui suivent. — Le XVe et le XVIe siècle ont ouvert de nouvelles terres et de nouveaux cieux. — Le marin sent alors sa vie grandir. Ses étonnements. L'admiration de la science se continue jusqu'à nos jours. — L'extension de l'espace et le développement des relations obligent la marine à de nouveaux progrès. — Étude des vents et des
courants. — Usage de la boussole. — Nouvelles manœuvres. Transformation du vaisseau. — La manière de déterminer la longitude d'un lieu devient avec le XVIe siècle le grand problème de la navigation. Instruments inventés pour prendre la hauteur et reconnaître la longitude. — Astronomes à bord des vaisseaux français. — Manière dont Alfonse prend la longitude. Soins que le marin saintongeois apporte à l'exécution des manœuvres. Il n'a jamais perdu de navires. — Patriotisme de Jean Alfonse. Sentiment avec lequel il parle de la France, et ce qu'il dit des peuples de nos côtes. Il exprime avec vigueur les réclamations de l'amirauté de Guyenne contre les prétentions de l'Espagne à la souveraineté de l'Océan. — Les obstacles qui résultent de ces prétentions pour les autres marins de l'Europe doivent faire apprécier d'autant plus la connaissance qu'ils peuvent avoir acquise des diverses parties du monde. — C'est une raison pour faire attention à ce que dit Alfonse de l'Afrique, des Indes et de l'Amérique. — Notre pilote montre qu'il a parcouru les diverses mers qui baignent ces continents. De plus il a pris une part glorieuse à la découverte du Nouveau Monde vers le nord, et peut-être dans les mers australes a-t-il vu la Nouvelle-Hollande. — La recherche d'une société mieux organisée que la nôtre coïncide avec les explorations du monde physique. Opinions de Jean Alfonse sur le gouvernement des peuples. — Découverte du pays d'Utopie. Les habitants de ce pays, grands navigateurs, étaient en relation avec la France avant le récit qu'Hythlolœdus fait à Thomas Morus de la découverte de ce pays. — Jacques Cartier et Jean Alfonse, découvreurs du Canada, ont été pilotes de Pantagruel, prince d'Utopie.
Appendice 353
I. — Le triomphe de Colomb. Fac-similé d'un dessin de sa main. Tradition corse sur la naissance de Colomb à Calvi. 35 $
II. — Les bas-reliefs de l'église Saint-Jacques à Dieppe. Les chants royaux des pilotes du vicomte de Dieppe aux fêtes
de la Vierge. — Le tombeau d'Ango. La tombe de Colomb à Santo-Domingo en 1783. Où est le crâne du cardinal Du Prat, ministre de François Ier 36g
III. — Différents navires d'Europe au moment de la découverte des'deux Indes. Le navire à vapeur contemporain des premières navigations transatlantiques. Lettres inédites sur les inventions de Blasco de Garay et de Jean Lascaris. Cyrano de Bergerac à Québec par navigation aérienne. 400
IV. — La Moralité des Biens, écrite par Jean Parmentier, capitaine et pilote dieppois, représentée à Dieppe le 4 août 1527. — Le dernier mot sur la découverte prétendue de la naissance de Colomb à Calvi 420