‹ Les névrites postsérothérapiquesChapitre 37 sur 47 · EE OR · texte numérisé non relu

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manuelle. Les mouvements d'extension des doigts sont abolis, ceux de flexion très diminués. Douleurs toujours très vives : hyperesthésie cutanée aux membres supérieurs surtout.

Le 16. — Le malade ne peut tenir son journal devant ses yeux ; il tombe à terre en essayant de se lever. Plus de phénomènes douloureux.

Examen. — 18 décembre. — Troubles moteurs : À droite, paralysie flasque de la main, du poignet et du bras ; seuls quelques mouvements d'élévation du bras sont conservés ; paralysie flasque du pied.

À gauche, paralysie remontant un peu moins haut, il persiste une légère contraction active du biceps ; parésie très minime au pied.

Réflexes. — Des deux côtés, abolition des réflexes rotuliens, diminution des antibrachiaux, ébauche de clonus du pied. Babinski disparu à droite, en extension à gauche, Le malade a perdu une selle la veille.

Troubles sensitifs. — [Les troubles subjectifs caractérisés par des douleurs et des fourmillements ont disparu. Objectivement on constate une anesthésie des deux mains, du pied droit et de la plante du pied gauche, au toucher, au pincement, à la piqûre, à ‘Ja chaleur. Au-dessus une zone d’hypoesthésie remonte jusqu'à la racine des membres avec des limites floues.

Troubles sensoriels. — Pas de diminution de l’acuité visuelle, réfllexes oculaires normaux.

Troubles vaso-moteurs : non constatés.

Troubles trophiques. — Induration des bourses avec infiltration de la paroi. Testicules très augmentés et très douloureux.

Troubles intellectuels. — Non constatés.

Le 20 décembre. — Le malade se plaint de douleurs et de

tiraillements dans l'épaule gauche, dûs probablement à l’élongation de son plexus brachial tiraillé par son bras inerte.

Le 23. — Pied et bras gauches semblent avoir repris un peu de mobilité. Les testicules ont repris leur v=lume et leur sensibilité normales. Les bourses sont dégonflées.

Il n’a pas été constaté d’incontinence d'urine pendant l'instal-

Me

lation des phénomènes paralytiques ; le malade a perdu une ou deux selles le 17 décembre.

Examen électrique. — D. R. secondaire complète pour tous les muscles des deux avant-bras et de la jambe droite. Abolition de l’excitabilité faradique, contractions lentes avec le courant galvanique.

Le 29. - [Le malade souffre de nouveau des membres et ressent dans les mains des douleurs lancinantes. Le pied gauche et la main droites reprennent un peu de mobilité ; la main gauche continue à être douloureuse.

4 janvier 1923. — Certains troubles trophiques commencent à se préciser : ongles, peau des mains. Les douleurs sont encore vives, les troubles moteurs ne régressent nullement.

16 janvier. — Etat absolument stationnaire depuis un mois ; grosse atrophie des muscles des mollets. Début d’infléchissement des doigts dont on obtient dificilement l'extension passive complète.

30 janvier. — Depuis les massages on note, aux épaules et aux coudes un certain degré de motricité qui n'existait pas auparavant.

12 mars. — Le malade commence à contracter ses biceps. Les mouvements de flexion et d'extension de l’avant-bras sont plus faciles à droite qu'à gauche.

14 avril. — Examen électrique : Il existe encore de la D. R. secondaire complète pour les muscles des deux avant-bras et des mains. JÎraitement électrothérapique indiqué.

1% mai. — Par le traitement électrique (courant galvanique), le malade récupère peu à peu les mouvements de l’avant-bras : prepation, supinatlon.

15 mai. — Poussée de néphrite chronique ; polyurie surtout rocturne ; coefficient de Martinet 0,500 ; tension Vaquez 14-9. 1% juin. — Avec la physiothérapie, réapparition des mouve-

ments des extrémités proximales des membres supérieurs. Les fléchisseurs du coude fonctionnent de chaque côté ; la pronation et la supiration sont possibles. Aucun mouvement actif du poignet et des doigts n'est exécutable. Aux membres inférieurs, les extenseurs sont complètement paralysés ; le malade steppe ; les fléchisseurs fonctionnent facilement.

ue

1% juillet. — Le malade part en convalescence et ne sera revu qu'un an et demi après. En rappelant ses souvenirs on peut établir la progression de l’amélioration fonctionnelle.

Avril 1924. —— Les mouvements du poignet droit sont possibles. Juillet 1924, ceux du poignet gauche. Septembre 1924, les extenseurs des doigts de la main droite commencent à fonctionner ; Décembre 1924, ceux de la main gauche.

28 janvier 1925. — Les mouvements des jambes sont normaux. Réflexes abolis. Les mouvements des épaules, des coudes et des poignets sont normaux. Demi-extension et demi-flexion des doigts des deux mains, mais mieux rétablies à droite. La préhension est plus facile à gauche, la force plus grande. Massages, électricité.

On peut aussi penser à l’insuffisance hépatique ; Benech n’a-t-il pas trouvé ce terrain d’une façon constante dans les cas d’accidents, autres que la crise nitritoïde, consécutifs aux injections d’arsénobenzols ?

Mais l'état de moindre résistance du système nerveux peut aussi causer cette prédisposition et il est net dans les antécédents du cas suivant :

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